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Questions & Réponses 12

Question 101 : Jésus a-t-il mangé de la viande de porc ? Sil ne la pas fait, pourquoi ses disciples lont-ils fait ? (TR)

Réponse :
Prière de lire Questions-réponses 68. On y explique de quelle manière Jésus a relativisé, dans sa prédication et son comportement, le caractère obligatoire des prescriptions alimentaires de la loi juive.

Dans les communautés chrétiennes les plus anciennes, il y avait des juifs baptisés (des judéo-chrétiens) et des païens baptisés (pagano chrétiens). Le problème sest alors posé de savoir si les païens devaient se faire circoncire quand ils adoptaient la foi au Christ  (à savoir, sobliger à obéir à lensemble de la loi juive, comprenant aussi ses prescriptions alimentaires et ses prescriptions concernant la pureté). Le « Concile apostolique » de lan 48 (Galates 2 ; Actes 15,1-29) rassembla des représentants des diverses communautés chrétiennes primitives ; il saccorda sur le point suivant : il fallait proclamer la foi chrétienne aux païens sans exiger lobservation de la loi juive, qui devait cependant continuer à être observée parmi les juifs baptisés. Il faut donc partir du fait que les Apôtres, y compris Paul, qui provenaient tous du judaïsme, ont observé les prescriptions concernant la pureté et lalimentation. Paul lui-même déclare en Galates 2,6 que lors de laccord de Jérusalem, on ne lui a pas fait de restrictions supplémentaires pour la mission auprès des païens ; de même, en 1 Corinthiens 8-10 et en Romains 14, où il traite de questions analogues, Paul ne parle pas de telles restrictions. Il ne connaît manifestement pas le décret apostolique dActes 15,23-29. La tension diminue lorsque lon reconnaît que Luc, en Actes 15, met ensemble, de façon abrégée, les réponses à deux problèmes : dans une des questions controversées, dans laquelle Pierre et Paul prennent parti, il sagit de lobligation de suivre la loi juive pour les païens convertis, cf. Galates 2,1-10.

En ce qui concerne lautre question disputée, qui se situe chronologiquement plus tard et à loccasion de laquelle Jacques joua un rôle déterminant, il sagit de la convivialité entre judéo-chrétiens et pagano chrétiens dans la même communauté, cf. Galates 2,11-21. Sans doute pouvait-on attendre à bon droit des judéo-chrétiens quau nom de leur appartenance commune au Christ ils dépasseraient leur préoccupation de ne pas commettre dimpureté légale dans leurs rencontres avec les pagano chrétiens. Mais manifestement il y avait parmi les judéo-chrétiens pas mal de réticences difficiles à surmonter, cf. Actes 15,20. Il nest pas étonnant que lon exige alors que les pagano chrétiens tiennent compte de leurs frères chrétiens venant du judaïsme. Cest ce qui est à la base du décret apostolique (Actes 15,23-29). Luc, dans les Actes, aimait mettre en avant que les deux règles de conduite furent prises ensemble à Jérusalem avec les autorités et avec la communauté primitive ; aussi les met-il ensemble dans la chapitre 15 des Actes des Apôtres.

Question 102 : Pourquoi les Israélites, à savoir les juifs, maudits par Allah ? Est-ce que les juifs daujourdhui subissent-ils aussi cette malédiction ? (TR)

Réponse :
Il faut lire, dans la réponse à la question 15, le texte cité de lexplication solennelle du concile Vatican II Nostra Aetate (n°4). Le Catéchisme des Adultes édité par la Conférence épiscopale allemande (1985) donne lexplication suivante à propos de notre question :
« La foi de Jésus relie les juifs et les chrétiens ; la foi en Jésus les sépare. A la différence avec le judaïsme, le chrétiens croient, en effet, que Jésus, notre frère, est en même temps le Fils de Dieu, dans la croix et la résurrection duquel Dieu a accompli les promesses faites à Israël. La croix, à laquelle les dirigeants de lépoque du peuple juif ont livré Jésus, est pour les chrétiens le signe du salut. En tant que telle, il faut lannoncer comme le signe de lamour universel de Dieu (cf. Nostra Aetate 4). Cest pourquoi, selon les paroles de lApôtre Paul, il est faux de stigmatiser les juifs comme déshérités et maudits (cf. Romains 11,1-2). Dieu continue à aimer son peuple par amour des pères. « Car la grâce et lappel fait par Dieu est irrévocable » (Romains 11,29). Aussi faut-il condamner toute haine contre les juifs et, à plus forte raison, toute persécution des juifs, comme il y en eut si souvent et avec une extension tellement horrible au cours de lhistoire du christianisme, et il faut continuer et approfondir le dialogue avec le judaïsme repris à nouveaux frais à notre époque » (p. 63).

Question 103 : Pourquoi le christianisme sest-il étendu en Europe, alors quil est né au Proche-Orient ? (TR)

Réponse :
Lévangile selon Matthieu se termine avec la mission universelle du Ressuscité aux Onze : « Alors Jésus sapprocha deux et leur dit : Tout pouvoir ma été donné au ciel et sur la terre. Allez donc dans toutes les nations et faites de toutes les nations mes disciples ; baptisez-les au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, et apprenez-leur à observer tout ce que je vous ai ordonné. Soyez en assurés : je suis avec vous tous les jours jusquà la fin du monde. » (Matthieu 28,18-20).

Fidèles à cette mission, les apôtres et les premières générations de chrétiens ont porté leur foi partout dans le monde. Il y eut des communautés chrétiennes et des Eglises très tôt en Asie, en Afrique et en Europe. Jusquà lépoque de la fulgurante ascension de la domination islamique, le centre de gravité du monde chrétien se trouvait dans lespace méditerranéen, y compris lAfrique du Nord, ainsi que dans le Proche et le Moyen Orient. De nombreuses communautés chrétiennes et Eglises se retrouvèrent sous la domination des musulmans à cause de lextension du pouvoir des dynasties musulmanes et elle devinrent des dhimmi-s (religions protégées) de lIslam.

Les majorités chrétiennes se transformèrent peu à peu en minorités chrétiennes. Le nombre de chrétiens dans les pays à majorité musulmane diminua continuellement et souvent de façon dramatique. Après plusieurs siècles, le centre de gravité du christianisme se déplaça vers lEurope occidentale et orientale, doù elle sétendit, depuis le 15ème siècle, dans dautres parties du monde.

Aujourdhui, le christianisme est présent dans les six continents, donc dans le monde entier. La majorité des chrétiens vit dans lhémisphère sud, en Amérique Latine, en Afrique et en Océanie. Tandis que le christianisme européen occidental est en continuelle diminution, le nombre des chrétiens de lhémisphère sud ne fait quaugmenter. Ainsi, le visage du christianisme se transforme continuellement et de façon décisive au niveau mondial.

Question 104 : Dieu peut-il faire des erreurs, quels attributs de Dieu permettent-ils de dire que Dieu peut faire des erreurs et quil peut avoir des trous de mémoire ? (DE)

Réponse :
Dieu est tout puissant et parfait. Aussi est-il impensable et absurde dadmettre quil pourrait faire des erreurs ou avoir des oublis.

Question 105 : En réponse à la question 94 vous écrivez : « Les écrivains bibliques ont également introduit dans leurs livres des histoires ou ils en ont même inventées ». Mais dans lévangile (2 Pierre 1,16) on sen défend. Comment expliquez-vous cela ? (TR)

Réponse :
Dans la deuxième Lettre de Pierre, on lit (1,16-19) : «  En effet, pour vous faire connaître la puissance et la venue de notre Seigneur Jésus Christ, nous n'avons pas eu recours aux inventions des récits mythologiques, mais nous l'avons contemplé lui-même dans sa grandeur.

Car il a reçu du Père l'honneur et la gloire quand est venue sur lui, de la gloire rayonnante de Dieu, une voix qui disait :Celui-ci est mon Fils bien-aimé,en lui j'ai mis tout mon amour.
Cette voix venant du ciel, nous l'avons entendue nous-mêmes quand nous étions avec lui sur la montagne sainte.

Et ainsi se confirme pour nous la parole des prophètes ; vous avez raison de fixer votre attention sur elle, comme sur une lampe brillant dans l'obscurité jusqu'à ce que paraisse le jour et que l'étoile du matin se lève dans vos coeurs. »

Ceux que lon nomme « Gnostiques » - des gens qui propagèrent les spéculations juives à propos des histoires des patriarches et des héros de lAncien Testament – tentaient, par de telles spéculations hasardeuses dappuyer leurs hérésies touchant le retour du Messie, cf. 2 Pierre 3,4-5, cf. 1 Timothée 1,4 ; 6,20 etc. Pierre et (ses) deux compagnons dapostolat pouvaient, par contre, en tant que témoins oculaires et auriculaires, annoncer lévénement révélateur de la Transfiguration du Christ (cf. Matthieu 17,1-8) comme image annonciatrice et garantie du retour en puissance du Christ, 2 Pierre 1,16-19).

Dans notre réponse à la question 94, nous navons naturellement pas voulu dire que les livres de la Bible sont remplis de spéculations hasardeuses et quils sont des récits fantaisistes et inventés de toute pièce. Mais ce que nous voulons dire, cest ceci : les différents auteurs des livres saints ont parfois fait usage, dans certaines circonstances, dhistoires fictives et de personnages inventés pour exprimer les vérités et les valeurs quils voulaient, en tant quauteurs inspirés, communiquer et présenter efficacement.

Question 106 : Est-ce quune jeune fille musulmane qui épouse un chrétien est automatiquement exclue de lIslam ? (TR)

Réponse :
On pourrait dire que cette question quelque peu maladroitement formulée sadresse plutôt aux musulmans et à leur explication de droit islamique concernant un tel cas.

La personne qui pose cette question voudrait sans doute sûrement savoir si, du point de vue de lEglise catholique et de son droit canonique, il est possible pour une musulmane convaincue de vivre mariée à un chrétien catholique, et si un tel mariage est autorisé par lEglise à un chrétien catholique. En dautres termes : un chrétien catholique peut-il épouser une musulmane et lui permettre, comme épouse, de continuer à pratiquer lislam, sans que lui, le chrétien catholique, encoure une condamnation ? LEglise catholique reconnaît-elle un tel mariage et loption qui la porte comme une possibilité du catholicisme ?

A cause des difficultés qui apparaissent régulièrement lorsque des catholiques se marient avec des non baptisés, lEglise catholique déconseille de telles unions. Cependant, du point de vue catholique, un tel mariage est possible. Dans ce type de mariage, il faut que, du point de vue catholique, les deux partenaires gardent la liberté de pratiquer leur foi.

Pour un mariage entre un catholique et une musulmane, les mêmes déterminations valent, du point de vue catholique, que pour un mariage entre une catholique et un musulman. De ce point de vue, il nexiste pas de différence juridique, car hommes et femmes ont, dans le mariage, du point de vue catholique, les mêmes droits.

Normalement, selon le droit matrimonial catholique, un empêchement au mariage existe entre un catholique et un non baptisé, lempêchement de disparité de culte. Mais lorsquun couple est fermement décidé de se marier, lévêque (ou son représentant) peut lever cet empêchement. Cette dispense présuppose un certain nombre de conditions :
- La partie catholique doit promettre de rester fidèle à sa foi et à faire effort pour que ses enfants soient baptisés dans lEglise catholique et soient éduqués dans la foi catholique.
- La partie musulmane doit être informée de cette promesse, ainsi que des contenus de la manière catholique de comprendre le mariage.

Dautre part, la partie catholique doit être consciente du fait que la partie musulmane est, elle aussi, obligée de transmettre sa foi. Aussi, en fin de compte, lEglise catholique nexige pas que lon favorise la foi catholique dans léducation des enfants. On laisse, en fin de compte, selon le point de vue catholique, aux parties le soin de décider elles-mêmes leur accord concernant léducation des enfants.

Question 107 : Pourquoi le Vatican interdit-il encore toujours lutilisation des préservatifs, alors quen Afrique, le Sida fait dinnombrables victimes ? (TR)

Réponse :
La question de lutilisation des préservatifs se situe, dans la doctrine morale de lEglise, dans le contexte de la question de lutilisation licite des méthodes de contrôle artificiel des naissances. Il est connu que le magistère de lEglise refuse généralement lutilisation de moyens artificiels à cette fin, parce que cela irait à lencontre du lien entre « lunion amoureuse et la procréation ». Le refus de lutilisation des préservatifs dans la prévention dune infection par le Sida représente simplement, pour le magistère, un cas particulier dutilisation.

Dans lEglise, on est généralement convaincu que la fidélité conjugale et la retenue sexuelle reste le chemin le plus sûr pour éviter une infection. Mais il faut bien prendre en compte que, pour beaucoup, un tel comportement nest pas crédible, ou quils le ressentent comme insupportable. Sur de telles considérations, des théologiens et des évêques cherchent régulièrement à ce que lusage des préservatifs en prévention dune infection par le Sida soit toléré moralement, comme une responsabilité minimale à légard du partenaire comme de soi-même. Jusquà présent, le magistère de lEglise navait pas marqué son accord pour de telles tentatives de trouver une interprétation justifiée par la situation.

Question 108 : Il y a trois qualités constitutives de Dieu. 1- La force créatrice  2- Limmortalité  3- La puissance infinie. Laquelle des trois qualités trouve-t-on en Jésus Christ ? Est-il possible, selon vous, dassassiner quelquun comme Dieu ? (TR)

Réponse :
Jinvite à lire dabord les textes suivants sur notre page daccueil, et qui se rapportent tous à la question ici posée : chapitre 3, Partie III et IV et les réponses aux questions 97 ; 12 ; 19 et surtout Question et Réponse 50.

Ensuite, remarquons ceci :  les « trois qualités constitutives de Dieu » formulées dans la question laissent de  côté dautres « qualités » ou noms de Dieu qui ont une signification éminente pour le Coran (comme celui-ci lexprime lui-même et donc de façon générale pour lIslam). Que lon compare, par exemple, linvocation « Au nom du Dieu clément et miséricordieux », par laquelle chaque sourate du Coran débute – sauf la neuvième. Ou que lon lise Q 59, 22-24 et que lon fasse attention à la succession des qualités de Dieu qui sont citées. Parmi les différentes listes des « 99 plus beaux noms de Dieu », il y a ceux qui se trouvent dans la collection traditionnelle de Hadith de Tirmiddhi, attribuée à la médiation de Abu Hurayras (« selon Abu Hurayra ») et qui nomme en premier lieu les qualités qui sont citées dans Q 59, 22-24, et ensuite beaucoup dautres.

Limage de Dieu de la foi chrétienne est entièrement marquée par la prédication et par les actions de Jésus de Nazareth. Les chrétiens lisent lAncien Testament à la lumière  de la doctrine et du témoignage de vie de Jésus de Nazareth. Dans cette perspective, quest-ce qui est neuf dans la foi biblique en Dieu ? Le pape Benoît XVI écrit à ce sujet dans sa première encyclique « Deus Caritas est » (= Dieu est amour) du 25 décembre 2005 :    

    « La nouveauté de la foi biblique

    9. Il sagit avant tout de la nouvelle image de Dieu. Dans les cultures qui entourent le monde de la Bible, limage de Dieu et des dieux reste en définitive peu claire et en elle-même contradictoire. Dans le parcours de la foi biblique, à linverse, on note que devient toujours plus clair et plus univoque ce que la prière fondamentale dIsraël, le shema, reprend par ces paroles : «Écoute, Israël: le Seigneur notre Dieu est lUnique» (Dt 6, 4). Il existe un seul Dieu, qui est le Créateur du ciel et de la terre, et qui est donc aussi le Dieu de tous les hommes. Deux éléments sont singuliers dans cette précision : le fait que, en vérité, tous les autres dieux ne sont pas Dieu, et que toute la réalité dans laquelle nous vivons remonte à Dieu, quelle est créée par lui. Naturellement, lidée dune création existe aussi ailleurs, mais cest là seulement quapparaît de manière absolument claire que ce nest pas un dieu quelconque, mais lunique vrai Dieu, lui-même, qui est lauteur de la réalité tout entière; cette dernière provient de la puissance de sa Parole créatrice. Cela signifie que sa créature lui est chère, puisquelle a été voulue précisément par Lui-même, quelle a été «faite» par Lui. Ainsi apparaît alors le deuxième élément important: ce Dieu aime lhomme. La puissance divine quAristote, au sommet de la philosophie grecque, chercha à atteindre par la réflexion, est vraiment, pour tout être, objet du désir et de lamour – en tant que réalité aimée cette divinité met le monde en mouvement –, mais elle-même na besoin de rien et naime pas; elle est seulement aimée. Au contraire, le Dieu unique auquel Israël croit aime personnellement. De plus, son amour est un amour délection : parmi tous les peuples, il choisit Israël et il laime, avec cependant le dessein de guérir par là toute lhumanité…

    Les prophètes Osée et Ézéchiel surtout ont décrit cette passion de Dieu pour son peuple avec des images érotiques audacieuses. La relation de Dieu avec Israël est illustrée par les métaphores des fiançailles et du mariage; et par conséquent, lidolâtrie est adultère et prostitution. … Lhistoire damour de Dieu avec Israël consiste plus profondément dans le fait quil lui donne la Torah, quil ouvre en réalité les yeux à Israël sur la vraie nature de lhomme et quil lui indique la route du véritable humanisme. Cette histoire consiste dans le fait que lhomme, en vivant dans la fidélité au Dieu unique, fait lui-même lexpérience dêtre celui qui est aimé de Dieu et quil découvre la joie dans la vérité, dans la justice, la joie en Dieu qui devient son bonheur essentiel : «Qui donc est pour moi dans le ciel si je nai, même avec toi, aucune joie sur la terre ? ... Pour moi, il est bon dêtre proche de Dieu» (Ps72, 25.28)…

    11. La première nouveauté de la foi biblique consiste, comme nous lavons vu, dans limage de Dieu; la deuxième, qui lui est essentiellement liée, nous la trouvons dans limage de lhomme. Le récit biblique de la création parle de la solitude du premier homme, Adam, aux côtés duquel Dieu veut placer une aide. Parmi toutes les créatures, aucune ne peut être pour lhomme laide dont il a besoin, bien quil ait donné leur nom à toutes les bêtes des champs et à tous les oiseaux, les intégrant ainsi dans son milieu de vie. Alors, à partir dune côte de lhomme, Dieu modèle la femme. Adam trouve désormais laide quil lui faut: «Cette fois-ci, voilà los de mes os et la chair de ma chair» (Gn 2, 23)… Deux aspects sont ici importants: leros est comme enraciné dans la nature même de lhomme; Adam est en recherche et il «quitte son père et sa mère» pour trouver sa femme; cest seulement ensemble quils représentent la totalité de lhumanité, quils deviennent «une seule chair». Le deuxième aspect nest pas moins important: selon une orientation qui a son origine dans la création, leros renvoie lhomme au mariage, à un lien caractérisé par lunicité et le définitif; ainsi, et seulement ainsi, se réalise sa destinée profonde. À limage du Dieu du monothéisme, correspond le mariage monogamique. Le mariage fondé sur un amour exclusif et définitif devient licône de la relation de Dieu avec son peuple et réciproquement: la façon dont Dieu aime devient la mesure de lamour humain. Ce lien étroit entre eros et mariage dans la Bible ne trouve pratiquement pas de parallèle en dehors de la littérature biblique.

    Jésus Christ – lamour incarné de Dieu

    12. … La véritable nouveauté du Nouveau Testament ne consiste pas en des idées nouvelles, mais dans la figure même du Christ, qui donne chair et sang aux concepts – un réalisme inouï. Déjà dans lAncien Testament, la nouveauté biblique ne résidait pas seulement en des concepts, mais dans laction imprévisible, et à certains égards inouïe, de Dieu. Cet agir de Dieu acquiert maintenant sa forme dramatique dans le fait que, en Jésus Christ, Dieu lui-même recherche la «brebis perdue», lhumanité souffrante et égarée. Quand Jésus, dans ses paraboles, parle du pasteur qui va à la recherche de la brebis perdue, de la femme qui cherche la drachme, du père qui va au devant du fils prodigue et qui lembrasse, il ne sagit pas là seulement de paroles, mais de lexplication de son être même et de son agir. Dans sa mort sur la croix saccomplit le retournement de Dieu contre lui-même, dans lequel il se donne pour relever lhomme et le sauver – tel est lamour dans sa forme la plus radicale. Le regard tourné vers le côté ouvert du Christ, dont parle Jean (cf. 19, 37), comprend ce qui a été le point de départ de cette Encyclique : «Dieu est amour» (1 Jn 4, 8). Cest là que cette vérité peut être contemplée. Et, partant de là, on doit maintenant définir ce quest lamour. À partir de ce regard, le chrétien trouve la route pour vivre et pour aimer. »
    (Le Pape Benoît XVI, DEUS CARITAS EST, Nr. 9, Nr. 11 et Nr. 12 – extraits- site du Vatican : www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/encyclicals/documents/hf_ben-xvi_enc_20051225_d  )

Question 109 : LInquisition peut-elle être appelée un exemple de tolérance chrétienne et damour pacifique ? (TR)

Réponse :
En réponses, nous donnons des extraits du second volume du Catéchisme pour adultes « Vivre de la foi », édité par la Conférence épiscopale dAllemagne („Leben aus dem Glauben (Freiburg i. Br.: Herder, 1995, p. 202-204).

« Abus de pouvoir au nom de Dieu »

« La pire manière de déshonorer le nom de Dieu et de galvauder son nom, cest lusage injuste de la force au nom de Dieu. En son nom, des choses terribles se sont passées dans lhistoire. LEglise aussi a succombé souvent à la tentation du pouvoir au cours de lhistoire. Cest ainsi que, jusquà notre époque, où lEglise veut garantir avec insistance le respect des droits de lhomme, une lourde hypothèque du passé pèse sur lEglise à cause de tout ce qui sest passé en rapport avec lInquisition.

LInquisition est linstitution qui a été la moins bien comprise, mais en même temps linstitution dont on a le plus abusé. Sa signification première était la conservation de lunité de la foi face aux menaces sérieuses provenant de mouvements étrangers à la foi, exaltés et révolutionnaires, qui, au Moyen Âge, comme à propos des Cathares, amenèrent à la fondation dEglises parallèles ou adversaires. En 1184, un accord, selon la compréhension que lon avait à lépoque de lautorité spirituelle et de lautorité temporelle, se réalisa entre le pape Lucien III et lempereur Frédéric I (Barberousse) à propos des poursuites contre les hérétiques.

Lautorité ecclésiastique reçut pour mission denquêter (inquisitio) et de condamner les délits (hérésie) supposés, tandis que lautorité civile devait veiller à lexécution du jugement. Lautorité civile, qui se considérait comme la protectrice de lEglise et qui voyait lopposition à la religion chrétienne comme une menace de la société chrétienne (res publica christiana), était directement intéressée à la poursuite des hérétiques et elle poussa par la suite lEglise à développer lInquisition. Des théologiens de renom comme Thomas dAquin (1225-1274), dans son ouvrage principal, la Somme Théologique, donnèrent la justification théologique de la persécution et de lexécution des hérétiques endurcis (cf. S.th. II II q.11, art. 3).

Dans la suite, lInquisition a été appliquée de façon fort diverse dans les divers pays par les diverses institutions en charge. A côté de persécuteurs fanatiques, on trouvait aussi de puissants opposants aux abus de lInquisition, tout particulièrement, ultérieurement, lors de la persécution des sorcières (p. ex. le jésuite Friedrich Spee (1591-1635)) du 15ème au 18ème siècle.

Ce quil y a de tragique dans le cas de lInquisition, cest quil manquait encore à la pensée de lépoque lidée fondamentale de tolérance, que lon trouve toute normale aujourdhui, et que, de plus, le projet initial de pouvoir disposer dune instance juridique correcte fut falsifié et malmené dans la mouvance des excès et des folies collectives, et que, finalement, les efforts de forces qui, comme lInquisition en Espagne – sopposèrent à la folie persécutrice contre les sorcières, ne purent pas suffisamment se faire valoir. Avec la suppression de lInquisition (au Portugal seulement en 1821 et en Espagne seulement en 1834 (…), se clôture un chapitre qui, jusquà aujourdhui, est reproché à lEglise comme un abus de pouvoir au nom de Dieu.

Une appréciation du passé, objective et historiquement différenciée, nest pas à même de faire oublier limplication des chrétiens en matière dabus de pouvoir, même quand cette évaluation est faite par de hauts représentants de lEglise – dans les procès de sorcières, catholiques et protestants étaient également impliqués ! Dun point de vue plus profond, le pape Pie XII, en 1955, a, dans un discours devant des historiens, ouvert les yeux sur les relations entre lEglise et le monde, entre la foi et la science, et il a proposé des critères adaptés (cf. Acta Apostolicae Sedis XLVII, 1955, 672-682). De plus, le pape Jean Paul II, en réhabilitant Galilée, a fait un grand pas dans le travail de remise à jour du passé » (voir aussi www.inquisition2000.de).

Le pape avait annoncé de longue date un « examen de conscience à la fin du millénaire » : le 12 mars 2000, durant une célébration pontificale festive dans la basilique Saint Pierre, eut lieu une reconnaissance solennelle de culpabilité portant sur les fautes de lEglise – le grand « Mea culpa ». Le pape demanda pardon pour lInquisition, les bûchers contre les hérétiques, les guerres de religion et lantisémitisme séculaire de lEglise. 

www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/homilies/2000/documents/hf_jp-ii_hom_20000312_

Quelques citations de cette reconnaissance de culpabilité :

    « PRIÈRE, RECONNAISSANCE DES FAUTES ET DEMANDE DE PARDON »

    Invitation à la prière

    Le Saint Père:

    Chers frères et sœurs,
    crions en toute confiance vers Dieu notre Père,
    qui est miséricordieux et longanime,
    riche en miséricorde, en amour et en fidélité.
    Quil accepte la contrition de son peuple,
    qui reconnaît humblement sa culpabilité,
    et quil lui fasse don de sa miséricorde.
    En prie en silence.

    I. RECONNAISSANCE GÉNÉRALE DES FAUTES

    Un représentant de la Curie romaine
    (Le Cardinal Bernardin Gantin, doyen du Collège des Cardinaux)


    Que notre confession et notre contrition soit
    inspirée de lEsprit Saint.
    Que notre douleur soit sincère et profonde.
    Et si nous regardons humblement la faute du passé
    et que nous purifions sincèrement notre mémoire,
    prenons alors le chemin de la conversion.

    Prière silencieuse

    Le Saint Père :

    Seigneur notre Dieu,
    tu sanctifies ton Eglise sur son chemin dans le temps
    continuellement dans le sang de ton Fils.
    A chaque époque, tu connais en son sein
    des membres qui brillent par leur sainteté,
    mais aussi dautres qui te désobéissent
    et qui contredisent la confession de foi et le saint Evangile.
    Tu restes fidèle,
    même lorsque nous devenons infidèles.
    Pardonne-nous notre faute
    et fais que nous soyons pour toi parmi les hommes dauthentiques témoins.
    Nous ten prions par le Christ, notre Seigneur.
    R/ Amen

    Chantre:
    Kyrie, eleison (=Seigneur, prends pitié) Kyrie, eleison; Kyrie, eleison.

    Lassemblée répond :
    Kyrie, eleison; Kyrie, eleison; Kyrie, eleison.


    On allume un cierge devant le crucifix.

    II. AVEU DES FAUTES AU SERVICE DE LA VÉRITÉ

    Un représentant de la Curie romaine
     (Le Cardinal Joseph Ratzinger, Préfet de la Congrégation pour la doctrine de la foi)


    Que chacun de nous prenne conscience
    que des membres de lEglise
    au nom de la foi et de la morale
    dans leur engagement pour protéger la vérité
    ont parfois utilisé des méthodes
    qui ne correspondent pas à lEvangile.
    Aide-nous à imiter Jésus Christ
    qui est doux et humble de cœur.

    Prière silencieuse

    Le Saint Père :

    Seigneur, tu es le Dieu de tous les hommes.
    En de nombreuses époques de lhistoire
    les chrétiens ont admis parfois des méthodes dintolérance.
    En nobéissant pas au grand commandement de lamour,
    ils ont défiguré le visage de lEglise, ton épouse.
    Aie pitié de tes enfants pécheurs
    et accepte notre détermination
    à servir la vérité dans la douceur de lamour
    et dêtre conscient
    que la vérité ne triomphe quavec la force de la vérité elle-même.
    Nous ten prions par le Christ, notre Seigneur.
    R/ Amen.

    Chantre:
    Kyrie, eleison (=Seigneur, prends pitié) Kyrie, eleison; Kyrie, eleison.

    Lassemblée répond :
    Kyrie, eleison; Kyrie, eleison; Kyrie, eleison.

    On allume un cierge devant le crucifix.

Question 110 : Pouvez-vous expliquer ce verset de Matthieu (10,34) : « Ne pensez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre. Je ne suis pas venu pour apporter la paix, mais le glaive » ? (TR)

Réponse :
Jésus est, comme lexprime Luc 2,34, « un signe de contradiction », à savoir, dans sa mission dêtre lumière pour les hommes, il rencontre lhostilité et la persécution, et cela, précisément aussi de la part de son propre peuple.

Sans vouloir les divisions, il suscite irrémédiablement des divisions et de lhostilité à la suite du choix quil demande. Siméon, un homme juste et droit, sur qui reposait lEsprit Saint (cf. Luc 2,25), avait déjà déclaré à Marie, la mère de Jésus, lors de la présentation de Jésus au Temple : « Vois, ton fils qui est là provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de division. Et toi-même, ton coeur sera transpercé par une épée. » (Luc 2,34-35). En dautres termes : Marie, authentique fille de Sion, fera dans sa propre vie la destinée de souffrance de son propre peuple. Avec son fils, elle se tiendra au cœur de cette contradiction, là où les cœurs doivent manifester qui ils sont, pour ou contre Jésus. Cest le symbole du glaive.

Question 111 : Pourquoi ne dites-vous rien du judaïsme ? Le christianisme est-il en réalité contrôlé par le judaïsme ? (TR)

Réponse :
Il faut lire les réponses aux questions 83 et 102. Il faut y ajouter le paragraphe pertinent du compendium de la doctrine sociale de lEglise qui vient de paraître, qui se base sur la Partie 4 du document conciliaire Nostra Aetate (Freiburg i.Br.: Herder, 2006, Nr. 536):

« À partir de la tradition commune de l'Ancien Testament, l'Église catholique sait qu'elle peut dialoguer avec ses frères les Juifs, notamment à travers sa doctrine sociale, pour construire ensemble un avenir de justice et de paix pour tous les hommes, fils de l'unique Dieu. Le patrimoine spirituel commun favorise la connaissance mutuelle et l'estime réciproque, sur la base desquelles peut grandir l'entente pour surmonter toute discrimination et pour la défense de la dignité humaine. »

De manière analogue, lEglise exhorte chrétiens et musulmans, dans la Partie 3 de Nostra Aetate, « doublier le passé et à s'efforcer sincèrement à la compréhension mutuelle, ainsi qu'à protéger et à promouvoir ensemble, pour tous les hommes, la justice sociale, les valeurs morales, la paix et la liberté. (N° 3).Aucune religion et aucun homme de bonne volonté ne sont exclus de linvitation de lEglise à sengager pour la réalisation dune plus grande justice et dune paix plus intense sur la terre.

« La doctrine sociale se caractérise aussi par un constant appel au dialogue entre tous les croyants des religions du monde, afin qu'ils sachent rechercher ensemble les formes les plus opportunes de collaboration: les religions ont un rôle important à jouer dans la réalisation de la paix, qui dépend de l'engagement commun pour le développement intégral de l'homme. » (Compendium de la doctrine sociale de lEglise, n° 537).

Question 112 : Vous prétendez que Jésus est le Fils de Dieu, puisquil na pas de père. Le patriarche Adam navait pas de père non plus. Adam est-il dès lors fils de Dieu ? (TR)

Réponse :
LEglise croit et confesse que Jésus de Nazareth est le Fils de Dieu. Question et Réponse 50, ci-dessus, expliquent comment lEglise en est venue à croire cela.

Dans le Compendium du Catéchisme de lEglise catholique, on explique ainsi les affirmations de la confession de foi de lEglise à propos de Jésus Christ :

    94. « Conçu par lopération du Saint-Esprit… ». Que signifie cette expression?
    Elle signifie que la Vierge Marie a conçu dans son sein le Fils éternel par laction de lEsprit Saint et sans le concours dun homme : « LEsprit Saint viendra sur toi » (Lc 1,35), lui a dit lange à lAnnonciation.

    95. « Né de la Vierge Marie ». Pourquoi Marie est-elle vraiment la Mère de Dieu?
    Marie est vraiment Mère de Dieu parce quelle est la Mère de Jésus (cf. Jn 2,1; 19,25). En effet, celui qui a été conçu par lopération du Saint-Esprit et qui est devenu vraiment son Fils est le Fils éternel du Père. Il est lui-même Dieu.

    98. Que signifie la conception virginale de Jésus?
    Elle signifie que Jésus a été conçu dans le sein de la Vierge par la seule puissance de lEsprit Saint, sans intervention de lhomme. Il est Fils du Père céleste selon sa nature divine, Fils de Marie selon sa nature humaine, mais vraiment Fils de Dieu dans ses deux natures, étant en lui-même une seule Personne, qui est divine.

Le Coran et la Bible racontent la création du premier couple humain, Adam et Ève (le Coran lui-même ne cite pas le nom de lépouse dAdam). Les textes correspondants montrent clairement que pour Adam et son épouse il sagit de simples humains, et même, des humains qui ont péché et qui avaient besoin du pardon de Dieu. Jésus, par contre, était sans péché.

Question 113 : Dans lEvangile, on raconte que Jésus maudit un figuier, parce quil ny trouva pas de figues. Est-ce là une attitude aimante ? Et comment est-il possible que Jésus ait faim, lui que vous considérez comme Dieu ? (TR)

Réponse :
Cette question se rapporte à Matthieu 21,18-22 et par.

Selon la foi de lEglise, Jésus était entièrement Dieu et entièrement homme. Dans sa vie humaine ici sur terre, il était en tout semblable aux hommes, excepté le péché. Nous en trouvons la confirmation à la lecture des quatre évangiles du Nouveau Testament. Le figuier se développe sil a suffisamment deau et un peu de fumier, même dans un sol pauvre et pierreux ; cest pourquoi un figuier stérile suscite justement de lirritation (Luc 13,6-9).

Dans le texte dont il est question ici, il ne sagit pas dun « miracle punitif » - comment une plante de la nature pourrait-elle être punie ? – cest plutôt une « action signe » de la Bible. Le comportement de Jésus dans le Temple, qui est décrit dans la passage qui précède immédiatement (Matthieu 21,12-17),  doit être interprété comme un jugement sur Israël.

Jésus passe devant le figuier au bord du chemin dans lespoir de pouvoir manger des figues. On fait mention de la faim de Jésus pour faire comprendre pourquoi il est intéressé par ce figuier. Mais il ne trouve pas de fruits sur larbre, alors même quil porte des feuilles. Normalement il aurait dû trouver sur larbre au moins les boutons (arabe : taqsch) des figues qui servent de nourriture. La dureté de la malédiction et le dessèchement immédiat de larbre montrent quil sagit dun signe prophétique qui en réfère au-delà de lui-même à un « desséchement » beaucoup plus triste.

Ainsi le miracle na ici rien à voir avec une frustration ou une faim. Il sagit bien plutôt dIsraël (voir partic. 21,43 ; et 22,3, et 23). Israël, malgré des signes extérieurs, était privé de fruit. Le dessèchement du figuier est une parole et un jugement apocalyptique, qui se réalisera dans la destruction de Jérusalem et de son temple (cf. Luc 13,6-9 : le parallèle du figuier comporte le même message que laction signe ici). A propos du symbole du figuier stérile pour Israël, voir Jérémie 8,18 ; Michée 7,1, également : Isaïe 5,1-7 ; Osée 9,10.16.

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