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Question 85 : Que pensez-vous de la théorie de l’évolution ? (TR)
Réponse : Le Catéchisme catholique pour adultes (édité par la Conférence épiscopale allemande en 1985) parle de cette question à la page 93 et suivantes : « Si nous distinguons l’intention théologique des récits de la création de la Bible de son habillage déterminé par les conditions de l’époque, se pose le problème objectif déterminant : le relation entre la création et l’évolution.
La plupart des représentants contemporains des sciences naturelles partent de l’hypothèse que tout être matériel est conduit sur le chemin de l’évolution vers des formes d’être et de vie toujours plus élevées, jusqu’à l’être humain, le but de l’évolution. Ainsi, l’univers serait né il y a environ 12 milliards d’années, notre terre il y a environ 5 à 6 milliards d’années, les premiers êtres vivants il y a environ 3 milliards d’années, tandis que la vie humaine ne se serait produite « que » depuis environ 2 millions d’années.
Quelle relation y a-t-il entre cette conception et la foi en la création ? Il va de soi qu’il faut refuser la théorie de l’évolution matérialiste, qui postule une matière incréée à partir de laquelle tous les êtres vivants, tout comme l’être humain, en âme et corps, se sont développés de façon purement mécanique. Aujourd’hui, la doctrine de l’évolution n’est plus comprise dans une telle vision du monde par la grande majorité des scientifiques. On estime de plus en plus aujourd’hui que création et évolution sont des réponses à des questions tout à fait différentes et qu’elles se situent donc à des niveaux différents.
L’évolution est un concept empirique, qui s’intéresse au problème de l’origine « horizontale » et à la succession des créatures dans l’espace-temps. La création, par contre, est un concept théologique et il s’interroge sur le pourquoi et la finalité « verticale » de la réalité. L’évolution présuppose toujours un « quelque chose » qui change et se développe ; la création montre pourquoi et dans quelle finalité quelque chose existe, qui change et qui est capable de se développer. Pour faire se rejoindre les deux points de vue, beaucoup de théologiens disent aujourd’hui : Dieu crée les choses de telle façon qu’elles ont la capacité de contribuer à leur propre développement.
« Dieu fait que les choses se fassent elles-mêmes » (P. Teilhard de Chardin). Aussi Dieu n’agit-il pas seulement au début, pour laisser ensuite l’évolution à elle-même. Il maintient continuellement la réalité dans l’être, et il la soutient et la conduit dans son devenir. Ainsi, Dieu est la puissance créatrice qui enveloppe tout, qui libère et anime toute collaboration créatrice autonome. C’est précisément dans leur capacité créatrice que les créatures sont un reflet du Dieu créateur. Donc, la foi en la création et la théorie de l’évolution ne sont pas fondamentalement contradictoires ; toutes deux donnent plutôt une réponse à des questionnements tout différents ; elles se situent à des niveaux différents et elles dépendent de types différents de connaissance.
Malgré ces distinctions nécessaires, ce n’est pas comme si la science et la théologie étaient des univers différents qui n’ont rien à voir l’une avec l’autre. Il s’agit de la même et unique réalité qui est considérée de points de vue différents. Aussi les sciences et la théologie ne peuvent pas ne pas faire attention l’une à l’autre ; bien plus, elles sont destinées à converser ensemble. »
Question 86 : Qu’en est-il du mariage entre des personnes appartenant à des confessions religieuses différentes ? Les catholiques, les protestants et les orthodoxes peuvent-ils se marier entre eux ? (TR)
Réponse : Le Droit canon de l’Eglise catholique romaine règle les questions de mariage entre les chrétiens qui appartiennent à des confessions chrétiennes différentes, dans le Codex Iuris Canonici (CIC) de l’année 1983, par les canons 1124 et suivants.
Can. 1124 - Le mariage entre deux personnes baptisées, dont l'une a été baptisée dans l'Église catholique ou y a été reçue après le baptême, et qui ne l'a pas quittée par un acte formel, et l'autre inscrite à une Église ou à une communauté ecclésiale n'ayant pas la pleine communion avec l'Église catholique, est interdit sans la permission expresse de l'autorité compétente.
Can. 1125 - L'Ordinaire du lieu peut concéder cette permission s'il y a une cause juste et raisonnable; il ne la concédera que si les conditions suivantes ont été remplies: 1 la partie catholique déclarera qu'elle est prête à écarter les dangers d'abandon de la foi et promettra sincèrement de faire tout son possible pour que tous les enfants soient baptisés et éduqués dans l'Église catholique; 2 l'autre partie sera informée à temps de ces promesses que doit faire la partie catholique, de telle sorte qu'il soit établi qu'elle connaît vraiment la promesse et l'obligation de la partie catholique; 3 les deux parties doivent être instruites des fins et des propriétés essentielles du mariage, qui ne doivent être exclues ni par l'un ni par l'autre des contractants.
Can. 1126 - Il revient à la conférence des Évêques tant de fixer la manière selon laquelle doivent être faites ces déclarations et promesses qui sont toujours requises, que de définir la façon de les établir au for externe, et la manière dont la partie non catholique en sera avertie.
Can. 1127 - § 1. En ce qui concerne la forme à observer dans le mariage mixte, les dispositions du can. 1108 seront suivies; cependant, si la partie catholique contracte mariage avec une partie non catholique de rite oriental, la forme canonique de la célébration doit être observée pour la licéité seulement; mais pour la validité est requise l'intervention d'un ministre sacré, en observant les autres règles du droit. § 2. Si de graves difficultés empêchent que la forme canonique ne soit observée, l'Ordinaire du lieu de la partie catholique a le droit d'en dispenser dans chaque cas particulier, après avoir cependant consulté l'Ordinaire du lieu où le mariage est célébré, et restant sauve pour la validité une certaine forme publique de célébration; il appartient à la conférence des Évêques de fixer les règles selon lesquelles ladite dispense sera concédée en suivant une pratique commune. § 3. Il est interdit qu'ait lieu, avant ou après la célébration canonique selon le § 1, une autre célébration religieuse de ce même mariage pour donner ou renouveler le consentement matrimonial; de même, il n'y aura pas de célébration religieuse où l'assistant catholique et le ministre non catholique, chacun accomplissant son propre rite, demandent ensemble le consentement des parties.
Can. 1128 - Les Ordinaires des lieux et les autres pasteurs d'âmes veilleront à ce que, pour remplir leurs obligations, l'aide spirituelle ne manque pas au conjoint catholique et aux enfants nés d'un mariage mixte, et ils aideront les conjoints à favoriser l'unité de la vie conjugale et familiale.
Question 87 : Jésus dit : « Je suis envoyé aux brebis perdues de la maison d’Israël » (Matthieu 15,24). Jésus exclut-il tous les hommes qui ne sont pas d’origine juive ? Ou pas vraiment ? (TR)
Réponse : Donnons d’abord le texte intégral de cette péricope de l’évangile de Matthieu, 15, 21-28 :
« Jésus s'était retiré vers la région de Tyr et de Sidon. Voici qu'une Cananéenne, venue de ces territoires, criait : « Aie pitié de moi, Seigneur, fils de David ! Ma fille est tourmentée par un démon. » Mais il ne lui répondit rien. Les disciples s'approchèrent pour lui demander : « Donne-lui satisfaction, car elle nous poursuit de ses cris ! » Jésus répondit : « Je n'ai été envoyé qu'aux brebis perdues d'Israël. » Mais elle vint se prosterner devant lui : « Seigneur, viens à mon secours ! » Il répondit : « Il n'est pas bien de prendre le pain des enfants pour le donner aux petits chiens. » C'est vrai, Seigneur, reprit-elle ; mais justement, les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. » Jésus répondit : « Femme, ta foi est grande, que tout se fasse pour toi comme tu le veux ! » Et, à l'heure même, sa fille fut guérie. »
Nous regardons la scène de l’évangile, si vivante et si spontanée. Matthieu la décrit avec une force impressionnante.
Jésus franchissait de temps en temps les frontières de la Palestine pour se rendre dans des régions païennes. Cette fois-ci, il s’est rendu dans la région des villes de Tyr et de Sidon, au nord de la terre sainte. Et voilà qu’une Cananéenne originaire de cette région vient à la rencontre de Jésus et de ses disciples. Elle se met à crier : « Aie pitié de moi, Seigneur, fils de David ! Ma fille est tourmentée par un démon. »
C’est un cri d’appel au secours dans un grand malheur, sorti du cœur aimant de la maman. La fille de cette femme est affreusement torturée ; voilà pourquoi la femme se tourne vers Jésus. Elle a sans doute entendu parler de lui, de sa bonté pour les malades, de ses miracles à leur égard. Aussi s’adresse-t-elle à lui avec une demande précise et dans une foi intense.
Mais voici que Jésus adopte une attitude surprenante : il n’acquiesce pas à cette demande intense ; il n’adresse même aucune parole à cette femme. Il montre qu’il ne veut pas intervenir, qu’il ne veut pas mettre ses pouvoirs miraculeux au service d’une femme aussi durement éprouvée.
Les disciples s’adressent à lui et lui demandent de faire quelque chose pour cette femme ; ils lui disent : « Donne-lui satisfaction, car elle nous poursuit de ses cris ! » Cependant, ce qui motive les disciples à intervenir pour la femme, ce n’est pas tellement la pitié pour la mère que le désagrément causé par son bruyant appel au secours. Car beaucoup de gens l’entendent et attire l’attention sur ce groupe de juifs étrangers. Les disciples agissent donc par peur et avec une certaine mauvaise volonté.
Dans cette situation, Jésus explique pourquoi il ne veut pas intervenir : ceci n’entre pas dans la cadre de sa mission. Il dit : « Je n'ai été envoyé qu'aux brebis perdues d'Israël. » Jésus, le Fils de Dieu, a conscience que, durant le temps de sa vie terrestre, sa mission est limitée au peuple d’Israël. Jésus, doux et humble, ne voulait pas outrepasser ces limites imposées, il ne voulait pas prendre des initiatives qui n’étaient pas prévues par sa mission. C’est une manifestation de grande humilité, de grande docilité à l’égard de son Père. Malgré sa pitié qu’il ressent, Jésus ne voulait pas intervenir ici en faisant un miracle.
Mais cette femme ne perd pas l’espoir ; au contraire, elle s’approche de Jésus, se jette à ses pieds et lui dit : « Seigneur, viens à mon aide ! » Jésus lui donne une réponse semblable à celle qu’il a déjà donnée. « Il n'est pas bien de prendre le pain des enfants pour le donner aux petits chiens. » Cette réponse de Jésus est très dure : la Cananéenne est comparée à un chien.
La femme, offensée par de telles paroles, pourrait se retirer et elle pourrait laisser Jésus en plan sans plus lui adresser la parole après ce désaveu. Mais au lieu de se sentir offensée, elle maintient sa demande et trouve une manière de demander avec plus d’insistance en faisant écho aux dures paroles de Jésus ; elle dit : « C'est vrai, Seigneur ! [Elle accepte ainsi la réponse de Jésus, mais elle ajoute aussitôt:], mais justement, les petits chiens mangent les miettes qui tombent de la table de leurs maîtres. »
Ainsi cette femme fait, elle aussi, preuve d’une grande humilité : elle accepte d’être comparée à un chien. Mais elle parvient à se servir de cette comparaison pour appuyer encore sa demande : quand bien même les chiens n’ont aucun droit sur le pain des enfants, ils peuvent tout de même se nourrir des miettes de pain qui tombent de la table de leurs maîtres. C’est vraiment admirable : l’énergie déployée par cette femme pour sauver sa fille !
Jésus lui dit alors : « Femme, ta foi est grande, que tout se fasse pour toi comme tu le veux ! » Jésus admire la foi de cette femme, il admire l’insistance avec laquelle elle appuie sa demande. Aussi accepte-t-il d’outrepasser les limites de sa mission. Il dit à la femme : « Que tout se fasse pour toi comme tu le veux ! » Et dès cet instant, la fille de la Cananéenne et guérie.
Bien que sa mission soit déterminée par le Père, Jésus a estimé pouvoir en outrepasser les limites, car la foi de cette femme était manifestement inspirée par le Père du ciel. C’est pourquoi il s’est senti inspiré par le Père de la prendre pleinement en pitié. Ainsi cette péricope de l’évangile prouve l’ouverture universelle de Jésus pour tous les hommes qui croient en sa puissance et en sa mission.
Question 88 : Pourquoi Jésus maudit-il le figuier ? Quelle faute peut avoir commis un arbre ? (TR)
Réponse : La réponse se fait en deux étapes :
1. La signification des actions symboliques chez les prophètes. Déjà les anciens prophètes de la Bible, comme Samuel, 1 Samuel 15,27-28, Ahiyya de Silo, (1 Rois 11,29-39 (ou le faux prophète Sédécias, 1 Rois 22,11-12), accomplirent des actions symboliques pour accompagner leur prédication, pas tellement pour faire davantage impression sur leurs auditeurs, mais à cause de l’effet puissant de ces signes : il se crée un rapport réel entre l’action symbolique et la réalité qu’elle signifie, en sorte que la réalité annoncée devient tout aussi irrécusable que l’action symbolique réalisée. Cette procédure se retrouve chez pratiquement tous les grands prophètes de l’Ancien Testament : chez Osée, p. ex. dont toute la mission est marquée par une action symbolique qui détermine le destin de sa vie, Osée 1-3 ; plus rarement chez Isaïe, cf. cependant Isaïe 20 et les noms symboliques qu’il donne à ses enfants, Isaïe 7,3 (cf. 10,21) ; 8,1-4 ; 8,18). Jérémie accomplit ou se réfère à de nombreuses actions symboliques ; Ézéchiel, lui aussi, fait des gestes symboliques. Tout comme Osée, il explique ses propres épreuves comme étant des évènements symboliques. Il y a également des actions symboliques dans le Nouveau Testament, comme par exemple le figuier maudit par Jésus, Matthieu 21,18-19 / Marc 11,12-14.20-24.
2. Le récit de la malédiction du figuier par Jésus. Tout comme les prophètes du passé, Jésus accomplit ici une action symbolique, dans laquelle le figuier représente Israël, stérile et puni pour cette raison. Le figuier se développe bien, même sur un sol pauvre et pierreux, grâce à une irrigation suffisante et avec un peu d’engrais ; aussi un figuier stérile est-il à bon droit scandaleux.
Il ne s’agit évidemment pas ici de maudire un arbre, comme s’il était doué d’un libre-arbitre. Il ne s’agit pas non plus de faire des reproches aux gens qui n’ont pas suffisamment bien traité cet arbre. Ce qui importe ici, comme dans toutes les actions symboliques, c’est le sens du signe. Dans ce cas-ci, il s’agit du manque de foi authentique chez les auditeurs de Jésus. Le texte de l’évangile de Matthieu montre Jésus punissant sévèrement.
La lecture des passages parallèles dans l’évangile de Marc (11,12-14.20-24) montre comment cet épisode a été introduit ultérieurement par l’auteur de l’évangile de Marc dans un contexte dont il avait pu disposer, et cela s’est fait en deux étapes : d’abord la malédiction, puis le desséchement – une ajoute plus tardive qui voulait tirer de cette malédiction prononcée une leçon sur l’efficacité de la prière du croyant.
Question 89 : Comment les chrétiens comprennent-ils les concepts de « Être humain » et « vie » (TR)
Réponse : il va de soi que l’ampleur de cette double question ne peut trouver de réponse adéquate dans le cadre présent. Disons cependant quelques mots de l’un ou l’autre aspect de la question :
1. Être humain
Que dit la foi chrétienne à propos de l’être humain ? En quoi consiste, selon la foi chrétienne, sa dignité ?
L’homme est créé par Dieu comme à son image, il est esprit et corps, destiné à entrer en communion avec Dieu. Voilà le fondement de son rang et de sa dignité.
Créé par Dieu : pour certains cela fait problème, car on parle alors du développement du corps humain à partir du règne animal. Mais pourquoi ne s’intégrerait pas au plan créateur de Dieu la possibilité pour les créatures de continuer à développer elles-mêmes l’œuvre de Dieu : c’est Lui-même qui leur en donne la capacité. Cependant, l’Eglise maintient que chaque âme individuelle est créée par Dieu. Dieu dit à chaque être humain en particulier, qui accède à la vie : je te veux ! Le père et la mère coopèrent à cet acte créateur divin, ils représentent l’amour de Dieu. Mais chacun de nous est une créature de Dieu. Nous lui devons notre existence entière.
A l’image de Dieu : la Bible exprime cela explicitement dans le récit de la création. Naturellement, nous demandons : en quoi sommes-nous alors semblables à Dieu ? Par la prééminence que nous avons par rapport à toutes les créatures, et qui se manifeste déjà corporellement dans notre manière de marcher debout, mais bien plus encore spirituellement, par notre âme, par notre intelligence et par notre volonté libre. Tout cela est fort juste, mais ce n’est pas encore le plus important. L’être humain est la seule créature terrestre qui est capable d’écouter Dieu et de lui répondre. Nous sommes les partenaires de Dieu. Nous sommes absolument les seuls de toute la création à pouvoir dire consciemment merci à Dieu et à louer la grandeur. L’homme peut l’oublier ou le réprimer, mais il ne peut pas s’en défaire. Il demeure le partenaire de Dieu.
Nous devons respecter le rang et la dignité de l’homme pour nous-mêmes et chez les autres, sans faire acception du sexe, de l’éducation, de la religion, de la race. Nous devons prendre soin de notre santé et de notre réputation et nous défendre contre toute humiliation de l’être humain. Par dessus tout : nous devons nous efforcer à reprendre à nouveau notre dialogue avec Dieu.
La plus haute distinction du genre humain, c’est que le Fils de Dieu est lui-même devenu un être humain. Jésus est, en un sens encore bien plus élevé, image de Dieu. Mais il veut aussi nous élever et parachever notre ressemblance à Dieu. Il nous faut être enfants de Dieu, fils et filles du Père éternel. Et il veut qu’un jour nous soyons accueillis dans sa gloire, totalement, corps et âme. Depuis notre baptême, nous portons déjà en nous cette vie, cette gloire de Dieu.
Il importe dès lors que nous correspondions à la belle image que Dieu a de nous. Nous ne pouvons pas perdre de vue cette identité – avec la grâce de Dieu.
2. La vie
Ce que signifie la vie pour le chrétien croyant apparaît clairement lorsque nous contemplons le mystère de la résurrection de Jésus d’entre les morts. Pâques, la fête de la résurrection de Jésus, le Messie, est la fête de la vie. En quel sens ?
Déjà l’Ancien Testament voit Dieu comme le Vivant, celui qui crée la vie. C’est ce qu’espérait le peuple d’Israël du temps des prophètes. Dieu ne livre pas définitivement la vie des hommes à la mort. Cette espérance n’était présente qu’obscurément, au début, mais plus tard, elle se réveilla puissamment, au temps de l’épreuve et des persécutions : à la fin, il ressuscitera même les morts ! Aussi la résurrection de Jésus signifie-t-elle que la fin des temps est initiée. Le Royaume de Dieu s’inaugure, la nouvelle création a commencé. C’est ainsi que l’on lit, durant la nuit pascale, le texte de la création du monde. C’est la première création. Avec la résurrection de Jésus, c’est la nouvelle création qui commence. Notre regard est tourné vers l’avenir : Dieu restera vainqueur, la justice et l’amour remporteront la victoire sur l’injustice et la haine. Nous-mêmes, nous ressusciterons. Le monde entier sera transformé en vie nouvelle. Tout revivre : également le bien que quelqu’un a accompli dans le secret.
Le jour de Pâques, nous trouvons un nouveau nom pour Dieu : le Dieu de vie qui ressuscite les morts. Et toute notre réflexion et notre sentiment se tournent vers l’avenir : le Christ est ressuscité, Dieu nous ressuscitera avec lui à la vie éternelle. Ce n’est pas la mort qui a le dernier mot, c’est la vie. Dieu en est le garant. Nous pouvons encore compter sur lui lorsque nous perdons tous nos moyens. Celui qui croit cela reçoit une nouvelle orientation pour sa vie. Pour lui n’importe plus tellement ce qu’il peut « avoir » ici et maintenant de sa vie, mais ce que Dieu fera avec notre collaboration à tous. Désormais, nous pouvons nous consacrer entièrement à lui !
Ceci ne veut évidemment pas dire que les chrétiens doivent être des gens étrangers au monde. Il faut certainement que nous nous engagions, que nous nous donnions de la peine pour nous-mêmes et pour les autres. Mais cela fait une différence énorme de savoir que l’on se donne de la peine sans pouvoir envisager qu’il fera un jour meilleur de vivre sur cette terre – ou d’être certain qu’à la fin tout aboutira à la victoire de Dieu ! Précisément parce que nous sommes vainqueurs avec Jésus, nous pouvons faire le bien en toute confiance et supporter la souffrance. Sans perdre l’espérance. Voilà la foi pascale. (Adapté à partir de : Winfrid Henze, Glauben ist schön. Harsum, 2001. p. 51-53; 89s.)
Question 90 : Jésus dit dans l’évangile : « Et si quelqu'un dit une parole contre le Fils de l'homme, cela lui sera pardonné, mais si quelqu'un parle contre l'Esprit Saint, cela ne lui sera pas pardonné… » Matthieu 12,32). L’Esprit est-il supérieur au Fils ? Tous les trois n’ont-ils pas la même essence ? (TR)
Réponse : l’être humain est excusable lorsqu’il se trompe à propos de la dignité divine de Jésus, qui est cachée à cause de la posture d’humilité de Jésus, les « fils de l’homme », 8,20 ; mais cet homme est inexcusable quand il ferme les yeux et son cœur sur les œuvres manifestes de l’Esprit Saint, que Jésus accomplit. Tandis qu’il les rapporte à des forces hostiles à Dieu et oppose ainsi Jésus à Dieu, il refuse le don sublime que Dieu veut lui faire et il se positionne en dehors du salut, cf. Hébreux 6, 4-6 ; 10,26-31).
Question 91 : Pourquoi et comment quelqu’un est-il canonisé ? (TR)
Réponse : La canonisation signifie le jugement solennel du pape sur la vie réussie de serviteurs et de servantes de Dieu, « qui ont suivi tout particulièrement l’exemple du Christ et qui, par l’effusion de leur sang (martyrs) ou par l’exercice héroïque des vertus (confesseurs), ont donné un témoignage éclatant pour le Royaume des cieux ». Lorsque, par la canonisation, l’Eglise confirme officiellement qu’elle « reconnaît qu’ils ont exercé héroïquement les vertus et vécu dans la fidélité à la grâce de Dieu », elle reconnaît en même temps « la puissance de l’Esprit de sainteté qui est en elle. Elle fortifie l’espérance des croyants, quand elle leur donne les saints en exemples et comme intercesseurs ». Cette assurance officielle justifie le culte public des saints.
Procédure
Après une béatification formelle, qui ne porte que sur une approbation papale limitée, par exemple à une Eglise locale, à une communauté religieuses ou à un pays déterminé, la canonisation réalise l’inscription dans la liste « canonique » des saints, d’où le terme de « canonisation ». Cela exige aussi que, outre une dévotion suffisante par les croyants, il faut aussi, un certain temps après la béatification, qu’il y ait eu un miracle attesté obtenu par l’intercession du bienheureux, dans une procédure séparée. Il n’existe pas de droit à la canonisation à la suite d’une procédure arrivée positivement à terme. La particularité d’une procédure en béatification ou en canonisation réside en ceci qu’elles ne représentent qu’une conclusion qui se tourne vers un jugement possible du pape, qu’il prononce librement au vu des résultats, il peut le confirmer ou l’infirmer. Les deux arrivent.
Signification théologique
Par la canonisation, l’Eglise ne reconnaît pas en premier lieu la poursuite de la perfection personnelle à la suite du Christ, même si c’est impliqué ; de plus, dans une théologie qui n’est pas centrée seulement sur le salut individuel des hommes, la canonisation est bien plus que la réalisation d’un niveau héroïque de vertus invitant à une imitation exemplaire ; la canonisation est une reconnaissance d’elle-même de l’Eglise, traitée par le Concile Vatican II dans le contexte de la fin des temps, l’Eglise en chemin et dans son unité avec l’Eglise des cieux (Lumen Gentium 18-51). Les saints ne sont pas seulement des héros de vertus, mais la réalisation concrète de l’offre de salut du Christ à son Eglise. Puisque l’Eglise leur offre cette garantie, elle se reconnaît elle-même comme « durablement sainte ». Et en même temps comme part de son histoire. La sainteté ne s’accomplit donc pas comme un idéal abstrait d’un certain nombre de devoirs fondés surnaturellement, qui, en tant que tel, consisterait en un schéma toujours semblable ; la sainteté s’enrichit continuellement de figures nouvelles uniques, concrètes et historiques, qui ne se laissent pas réduire à un schème préfabriqué. La variété énorme des saints et de leurs tempéraments et biographies toujours différents le confirme bien. (Voir l’article « canonisation » de W.Schulz, art. „Heiligsprechung“, in: Lexikon für Theologie und Kirche, Bd. 4 (Freiburg: Herder, 1995).
Question 92 : Que sont les stigmates ? (TR)
Réponse : le concept
Le concept de stigmate (pluriel) vient d’un mot grec, stigma, et signifie, dans un contexte profane, une cicatrice brûlée ou tatouée servant de maquillage, de signe d’origine ou de propriété pour les animaux, les prisonniers ou les esclaves.
Dans le contexte de la mystique de la Passion, les stigmates signifie la manifestation visible somatique involontaire (« stigmates proprement dites ») ou bien une expérience invisible des douleurs (« stigmates invisibles ») venant des « cicatrices » du Christ, chez des êtres humains vivants (aux pieds, aux mains et au côté.) Les stigmates ne se laissent pas guérir, sont aseptiques, et saignent à certains moments (souvent dans le contexte temporel de la période liturgique de la Passion).
Histoire
Jusqu’au Moyen Âge, on n’a pas de trace du phénomène de la stigmatisation. Le premier cas d’une stigmatisation proprement dite est celui de François d’Assises (le 14 septembre 1224) sur le Mont Alverne (Toscane). Après la vision du séraphin, apparaissent chez lui à chaque fois les cicatrices physiques des clous et de la plaie de côté. François l’a toujours occulté, c’est son compagnon, Elie de Crémone, qui rend la chose publique, après la mort de François, dans une lettre à tout l’ordre des Franciscains. L’effet est frappant et se manifeste dans le nombre croissant de stigmatisations, selon les comptages faits jusqu’aujourd’hui, 350 ou davantage, parmi lesquelles Catherine de Sienne (1375), Véronique Giuliani (1697), A.K. Emmerick (1813), Th. Neumann (1926).
Signification théologique
L’Eglise aborde la stigmatisation avec retenue et prudence. Dans une ouverture de principe aux miracle, il faut veiller à ce que l’on juge du phénomène dans le contexte de la biographie concernée et des intentions poursuivies (dans le sens d’un « discernement des esprits » dans une perspective médicale, psychologique et théologique). Si l’on fait abstraction des stigmatisations fallacieuses, il reste de la marge entre l’autosuggestion et le charisme, entre une apparition naturelle et surnaturelle. La relation entre la stigmatisation et la sainteté n’est pas coercitive, mais la stigmatisation authentique peut être une indication hors catégorie pour se référer au sens de la croix et de la passion de Jésus Christ. Importe ici ce qui vaut en général pour les chrétiens catholiques en ce qui concerne les miracles : pour le chrétien, qui étudie l’histoire de l’Eglise, les miracles sont possibles dans le passé comme dans le présent, même si, lors de leur vérification, il faut se servir des critères les plus sévères. (voir : Andreas-Pazificus Alkofer, art. „Stigma“ dans : Lexikon für Theologie und Kirche, Bd. IX (Freiburg: Herder, 2000).
Question 93 : Pourquoi Jésus n’a-t-il pas fait rédiger son message et sa doctrine par écrit ? (TR)
Question 94 : L’évangiles manifestent de nombreuses différences de détail. Si c’est le même Esprit qui a inspiré les auteurs, pourquoi a-t-il inspiré différemment les détails ? (TR)
Réponse : 1. Il faut relire attentivement, dans le livre de référence, le chapitre 1 : « La Sainte Ecriture et la Parole de Dieu », et puis, particulièrement en ce qui concerne la question 1. b., relire notre réponse à la question 60 au-dessus de la page 7, sur la question de savoir pourquoi il y a quatre évangiles différents.
La question de savoir pourquoi Jésus n’a pas fait rédiger son message et sa doctrine trouve son origine dans l’enseignement islamique classique s’appuyant sur le Coran (cf. Q 2,136), disant que quelques prophètes exceptionnels comme p. ex. Moïse (Mūsā), Jésus (‛Īsā), Mahomet, ont bénéficié directement de Dieu un écrit, Moïse la Thora, Jésus l’Evangile et Mahomet le Coran (Qur’ān). Chacune de ces écritures, d’abord sous forme de mots dans le cœur et sur les lèvres de ces prophètes respectifs, fut assez rapidement, selon cette croyance, fixé par écrit, à savoir sous le forme d’un rouleau ou d’un codex. Sur ce point, deux choses sont affirmée implicitement : premièrement, que ces prophètes ont effectivement reçu de cette façon les mots précis d’un écrit, et, ensuite, que ce qu’ils ont proclamé oralement, à savoir le message qui leur fut communiqué par Dieu selon leur croyance, a trouvé sa forme écrite durable et inchangée, sans altération aucune de la moindre lettre. Nous laissons ouverte la question de savoir jusqu’où cette vision des choses peut être vérifiée historiquement de façon fiable.
En ce qui concerne Jésus de Nazareth, c’est en tout cas un consensus unanime parmi les chercheurs non chrétiens et les chercheurs chrétiens, Jésus n’a à aucun moment eut la prétention que Dieu lui aurait inspiré les mots exacts d’une Sainte Ecriture qui existerait déjà auprès de Dieu – on la désigne dans la tradition islamique avec le terme indschïl – ni qu’il aurait contribué lui-même ou par l’intermédiaire de ses disciples à donner à ce message ainsi compris la forme écrite d’un libre unique, appelé indschil.
Le processus de « mise par écrit » du message de Jésus, mieux, le processus de la naissance des Ecritures, qui, rassemblées ultérieurement, devinrent, en tant que « Nouveau Testament », l’Ecriture normative de l’Eglise, doit être envisagé, en accord avec l’exégèse critique, selon la présentation qu’en fait le célèbre théologien catholique, Herman Pesch : « Jésus lui-même fait appel à « l’Ecriture », à « la Loi et aux Prophètes » (cf. Matthieu 22,40), elle contient, selon l’enseignement de Jésus, la Parole et la Volonté de Dieu. Mais ensuite, avec Jésus, sa vie, sa mort et sa résurrection, sa parole et son action, cela s’est passé de façon analogue aux évènements de l’Ancien Testament et avec les paroles de Moïse et des Prophètes. On a commencé par raconter oralement la vie de Jésus – dans les célébrations, dans l’annonce de la foi, on transmettait ses paroles. Plus tard, on a écrit, d’abord quelques paroles de Jésus, puis toujours davantage, on expliquait sa personne et ce qu’il signifiait pour les croyants. Les récits, les paroles et les interprétations ont à leur tour pris de l’ampleur sous les doigts d’écrivains et de théologiens talentueux pour devenir une présentation globale à laquelle nous donnons le nom d’ « Evangiles » (à la suite de la première phrase du plus ancien parmi eux (Marc 1,1). S’y ajoutèrent encore des « lettres pastorales » de différents apôtres, missionnaires et responsables de communautés, surtout de Paul. »
« Voilà la genèse de la nouvelle collection de livres, le « Nouveau Testament ». Et de même que le peuple d’Israël se familiarisait, à partir des livres de l’Ancien Testament, avec la foi en la proximité de Dieu dans l’histoire du peuple, ainsi les chrétiens apprennent-ils, à partir du Nouveau Testament, à croire à la proximité définitive et irrévocable de Dieu pour tous les hommes en son Fils, Jésus Christ, le crucifié ressuscité. Aussi le Nouveau Testament est-il « Ecriture sainte » au même titre que l’Ancien Testament. En lui nous écoutons précisément « la Parole de Dieu » comme nous l’écoutons dans l’Ancien Testament. Ce faisant, la Sainte Ecriture de l’Ancien Testament ne perd pas sa force. Il s’agit du même Dieu auquel nous croyons, à son action dans le peuple d’Israël et à sa manifestation en Jésus Christ. Les deux testaments pris ensemble, l’un comme livre de la promesse, l’autre comme livre de l’accomplissement, forment l’unique Ecriture Sainte – qui est en même temps la charte de fondation de la foi et de l’Eglise. On répond ainsi à la question : peut-on croire la Bible ? Car cette question se résout d’elle-même. En effet, nous croyons parce que la Bible nous y invite. Sans la Bible, nous ne serions pas chrétiens, puisque, ans elle, nous ne croirions pas du tout. C’est comme si, en face d’une personne aimée, nous nous demandions : puis-je aimer cette personne ? Si nous l’aimons, alors nous l’aimons et nous ne nous demandons plus si nous pouvons le faire. Il en va de même pour la foi dans la Bible : sa parole nous invite à croire. Si, alors, nous croyons en Dieu, alors nous croyons. La Bible nous a dès lors convaincue au point que nous ne demandons plus du tout si nous « pouvons » le faire. »
La Bible comme livre humain
« (Evidemment)… nous voulons savoir si tout s’est passé dans le détail comme nous le lisons dans la Bible : particulièrement les récits extraordinaires des interventions miraculeuses de Dieu dans la cours des événements. Nous entendons souvent parler de « critique biblique », de « science critique de la Bible », qui compare les récits de la Bible avec les connaissances que nous avons à partir d’autres sources à propos de l’époque et de l’environnement de la Bible, et qui arrivent à la conclusion : cela ne peut pas s’être passé ainsi, le récit s’est mêlé ici avec de la légende, ici l’interprétation religieuse a coloré la présentation des choses… »
« Il nous faut ici prendre conscience de quelque chose de très important : la Bible contient la parole de Dieu, mais elle est cachée sous une parole humaine. Plus nous prenons très au sérieux la Bible en tant que livre humain, mieux cela vaut. Ce qui veut dire : ses éditeurs étaient les enfants de leur temps – ce que l’on constate déjà par le fait qu’ils ont écrit dans la langue que l’on parlait précisément dans leur entourage : l’hébreu et le grec. Ils ont écrit leurs livres de la manière avec laquelle ont écrivait des livres à leur époque. Parce que, par exemple, on appréciait encore bien plus qu’aujourd’hui des récits bien racontés, les écrivains bibliques ont aussi repris dans leurs livres des histoires, ou ils en ont même inventées pour illustrer par là ce qu’ils voulaient dire. Et il va de soi qu’ils ont écrit leurs livres pour annoncer leur foi en Dieu dont ils racontaient les actions. Qui cela peut-il étonner, que, de cette façon, l’interprétation croyante et le récit tendent à fusionner ? Il ne faut pas s’étonner non plus que, dans leurs livres, s’introduisent toutes sortes de choses que l’on pensait ainsi à cette époque, indépendamment de la foi, par exemple, à propos de la structure de l’univers, à propos de la fin du monde, etc. Ils n’ont pas écrit un manuel scolaire bien ordonné à la façon moderne, où une chose vient après l’autre, ni un article de journal « objectif », ni un procès-verbal judiciaire, car ils ignoraient ces genres. Et si on leur avait dit qu’ils s’appuyaient sur des légendes, ils n’auraient pas du tout compris en quoi ce devait être un reproche. »
« Il n’est pas possible de disposer autrement de la Parole de Dieu que dans cette parole de la Bible toute humaine et toute tributaire de son époque. Et si la Bible était différente, si, par exemple, elle avait été écrite de la façon que nous souhaiterions, jamais la foi ne serait parvenue jusqu’à nous, nous ne disposerions pas du tout de la Bible. On peut expliquer cela très simplement. Si les écrivains de la Bible, disons par une illumination particulière du Saint Esprit, avaient écrit des livres dans le style du 20ème siècle, personne à leur époque ne les aurait compris correctement. Personne ne se serait senti concerné. Il s’en suit que personne ne s’y serait intéressé, personne ne les aurait valorisés, personne ne les aurait recopiés, ni traduit dans d’autres langues et diffusés – nous ne connaîtrions plus rien aujourd’hui de la Bible. Cela se justifie donc fort bien que la Parole de Dieu soit cachée dans la parole humaine. Nous devrions en être reconnaissants et ne pas nous plaindre si nous autres qui somme nés plus tard et ailleurs, nous devons, non seulement traduire la Bible, mais l’expliquer, l’interpréter, pour la comprendre correctement. » (Kleines katholisches Glaubensbuch. Topos Taschenbuch no. 29; 13ème éd. 1992.)
L’Eglise bénéficie de la promesse de la guidance de l’Esprit Saint pour expliquer l’Ecriture au cours des siècles, dans des époques et des situations toujours nouvelles. D’après la foi catholique, le Saint Esprit la préserve d’erreurs fondamentales, en matière de doctrine de la foi et de la morale,. par l’intermédiaire du Magistère des évêques en union avec le successeur de Pierre, l’évêque de Rome
Question 95 : Que pensez-vous du livre « Le sacrilège (Code DaVinci) » de Dan Brown ? Ce livre est-il, selon vous, une attaque de la Franc-Maçonnerie contre l’Eglise catholique ? (TR)
Réponse : Ce n’est pas l’objectif de notre page d’accueil de discuter de littérature. Après avoir lu ce que l’auteur écrit sur lui-même et sur ses romans, et après avoir consacré un certain temps au roman, je m’inscrirais en faux contre l’affirmation que Dan Brown veut effectivement attaquer l’Eglise et qu’il s’identifie avec les soit disant prises de positions des francs-maçons. Il faut lire ce roman comme une œuvre d’imagination et de fiction, et non comme une forme de présentation historique. Ainsi s’ouvre un espace plus large aux différentes interprétations de l’œuvre. Celui qui veut se former une opinion fondée sur le roman doit prendre ces facteurs en compte. On peut trouver de l’information ici : http://www.danbrown.com/novels/davinci_code/faqs.html
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