|
5. Dieu, Le Trois en Un
* Etes-vous vraiment monothéistes (muwahhidûn) ? * Croyez-vous en trois dieux ? * Qui sont ces dieux ? * Comment est-il possible dappeler Dieu Père ou Fils ?
1. Au centre de la foi islamique, il y a le monothéisme conséquent.
« 1. Dis: Lui, Allah, lUnique, 2. Allah, le Numineux, 3. Il nenfante pas et nest pas enfanté, 4. Il na pas dégal ! »
2. Voici ce dont lislam est profondément convaincu : Dieu ne peut être saisi par des mots par trop humains. « Père » et « Fils » signifient dabord des réalités « charnelles ». Les chrétiens se seraient à ce point habitués à donner à ces deux mots une signification spirituelle quils en avaient presque oublié le sens naturel.
3. Lexplication théologique de la Trinité à laide des concepts de nature (tabîa et de personne (shakhs, uqnûm) naident pas davantage : à partir des équivalents arabes pour personne, schakhs connote lidée dune forme visible, uqnûm, comme terme technique dans la dogmatique chrétienne en langue arabe nest plus courant dans la langue arabe contemporaine. Tabîa se rapporte à une nature créée.
4. Le Coran comprend la doctrine chrétienne de la Trinité de Dieu comme un trithéisme : les chrétiens désignent – à la différence de Jésus – Allah, Jésus et Marie comme trois divinités.
« Quand Allah dit: « Ô Issa, fils de Mariyam, as-tu dit aux humains: ‹Prenez-moi avec ma mère pour deux Ilahs distincts dAllah › ? » Il dit: « Louange à toi ! Ce nest pas à moi de dire ce qui, pour moi, nest pas la vérité. Si je le disais, tu le saurais déjà. Tu connais mon être, mais je ne connais pas ton tre, te voici, Toi, le Connaisseur des mystères ! » (Q 5,116)
5. Quant au dogme chrétien du Saint Esprit comme troisième personne de la Trinité le Coran nen fait pas état.
1. Pour le Coran, les chrétiens sont, avec les juifs, des « gens de lEcriture » (ahl al-kitâb). Cependant la question de savoir si les chrétiens doivent être considérés, à partir du Coran, comme monothéistes (Q 2,62 ; 3,110-115 ; 4,55 ; 5,69.82 …) ou comme incroyants ou comme « associés» (muschrikûn : 5, 31.72), reste ouverte.
2. Le Coran dit des chrétiens que par rapport à Dieu ils disent trois (thalâtha) (Sour 4,171). Ils disent que Dieu est « le troisième dune triade. » (Q 5,73), ce qui inclurait Jésus et Marie (Q 5,116)14. Ils disent que Jésus serait Dieu (Q 5,72,116) ou Fils de Dieu (Q 9,30 : ibn ; Q 19,34-35 : walad), bien quen vérité le Dieu un et unique « Il nenfante pas et nest pas enfanté » (Q 112,3) : Iam yalid wa lam yûlad.
3. Chez les exégètes et théologiens musulmans, on trouve des affirmations très diverses à propos des représentations chrétiennes de Dieu. Fakhr al-din Râzi (1149-1209), lun des grands exégètes coraniques de la période classique, reconnaît quaucun chrétien de son époque nétait davis que Marie appartenait à la Trinité ; la représentation coranique aurait été sans doute la représentation croyante dune secte disparue depuis. Il reste cependant le fait que la plupart des musulmans pensent que les chrétiens sont de trithéistes.
1. Qui est Dieu ?
Les chrétiens sont totalement monothéistes, et ils désirent conserver ce monothéisme quils ont reçu dIsraël. Dieu est un. Dans ce cadre, ils croient que Dieu sest révélé comme Seigneur et Rédempteur par et en Jésus Christ. Cela présuppose que Dieu sest rendu présent en Jésus Christ, sans toutefois se fondre simplement en lui. En Jésus, lhumanité nabsorbe pas la divinité et la divinité ne supprime pas lhumanité. Dès les débuts du christianisme, nous avons là les points essentiels de la réflexion théologique et de lexpérience spirituelle qui ont amené à la doctrine de la Trinité. Pour nous, la Bonne Nouvelle (Evangile) que nous avons reçue de Jésus nest pas seulement que Dieu existe et quil est un, mais elle nous dit qui il est. Jésus conduit ses disciples à la connaissance aimante de Dieu et à la communion avec lui :
« Mais après avoir à maintes reprises, et sous diverses formes, parlé jadis par les Prophètes, Dieu, " en ces jours qui sont les derniers, nous a parlé par son Fils " (Héb. 1, 1-2). Il a en effet envoyé son Fils, c'est-à-dire le Verbe éternel qui éclaire tous les hommes, pour habiter parmi les hommes et leur faire connaître les secrets de Dieu (12). Jésus-Christ donc, le Verbe fait chair, envoyé " comme homme aux hommes " (13), parle les paroles de Dieu " (14) et achève l'oeuvre du salut que le Père lui a donnée à faire (15). C'est pourquoi Jésus-Christ - qui le voit, voit aussi le Père (16) - par toute sa présence, par tout ce qu'il montre de lui-même, par ses paroles, par ses oeuvres, par ses signes, par ses miracles, mais surtout par sa mort et sa glorieuse résurrection d'entre les morts, enfin par l'envoi qu'il fait de l'Esprit de vérité, donne à la révélation son dernier achèvement et la confirme par le témoignage divin: Jésus-Chrit, c'est Dieu avec nous, pour que nous soyons délivrés des ténèbres du péché et de la mort, et que nous soyons ressuscités pour la vie éternelle. » (Vatican II, Dei Verbum, 4).
2. Père – Fils
Sappuyant sur les actions, le comportement et les paroles de Jésus, les premiers témoins inspirés (apôtres, évangélistes) ont utilisé le mot « Fils » pour désigner la relation unique de Jésus de Nazareth avec celui quil appelait son Père et à qui il sadressait dans sa prière avec les mots « Abba-Père ». Ils ont constaté dans les actions de Jésus quil prétendait effectivement exercer des pouvoirs divins, comme le pardon des péchés. Ils en ont conclu quen Dieu il y a une distinction : une origine de tout, source de lêtre et de la vie (le Père) et celui à qui cette source donne la vie, le premier né de toute création (le Fils). Ce Fils se reçoit entièrement du Père dans une relation de don total et damour de « Fils ». Jésus nexiste donc pas de lui-même ; il est tout entier du Père, qui lui donne tout ce quil est. Il devient ainsi limage du Père, « égal au Père », mais recevant tout du Père. Le concept de la « Parole », développé dans la pensée grecque classique, a contribué à éclairer cette relation Père-Fils en Dieu. La Parole est créée par lIntelligence pour exprimer Sa Nature : différente delle, elle la manifeste cependant en même temps. Et cest la Parole (le Verbe) qui prend chair (devient homme) en Jésus de Nazareth.
3. Par la Parole dans lEsprit
Le Père « engendre » donc le Verbe-Fils et par lui, il crée le monde, car en Dieu le Verbe agit. Il donne existence à tout ce qui est. La création tout entière porte ainsi la marque de ce Verbe du Père : Il peut être un chemin qui mène à la reconnaissance de Dieu (ce que les premiers pères de lEglise appelaient les « semences de la Parole »). Cette création trouve son accomplissement dans lhomme, créé par Dieu « à son image et à sa ressemblance » (Gen 1, 27). Lhomme atteint sa perfection quand il retrouve cette similitude. Le Verbe fait chair lui en ouvre le chemin. Par Jésus, lhumanité peut entrer dans une relation juste au Père, la source de la vie de Jésus. Cette « justice » ou cette « justification » de lhomme par Dieu en vue de Dieu est lœuvre du Saint Esprit en nous (comme en Jésus). LEsprit damour de Dieu est le principe de la relation filiale et fraternelle en vue de laquelle nous sommes destinés dans et par la Parole de Dieu, son Verbe. Lapôtre Paul nous dit que, par lEsprit Saint, nous sommes capables dappeler Dieu Abba (Gal 4,6). Ainsi, nous devenons « enfants de Dieu par adoption ». Nous vivons « avec, par et en Jésus » (Doxologie des prières eucharistiques).
4. Père-Fils-Esprit
Ainsi apparaît une seconde distinction en Dieu. Dans lAncien Testament, lEsprit avait toujours été désigné pour indiquer la puissance créatrice de Dieu, son « souffle vital » (rûah en hébreux, rûh en arabe). Ce même Esprit a inspiré les prophètes et a conduit le peuple dIsraël, il a orienté son intelligence vers la reconnaissance du vrai Dieu et il a dirigé son histoire, pour quil se soumette à sa volonté. Par lEsprit, le Créateur reste en relation vivante avec sa création – et cette création reste ouverte à lactivité du Créateur. Jésus confirme cette révélation. Dabord dans sa personne, car il est « né du Saint Esprit », qui réunit en lui la divinité et lhumanité. Dans lEsprit, il est « Fils » de Dieu, et cest lEsprit (voir surtout lévangile de Luc) qui est la source de son action. Mais Jésus nous dit aussi que cet Esprit est le fondateur de la communauté qui le relie au Père et les unit. Cette relation ne peut être rien dautre que divine : Dieu seul peut unir à Dieu. Cet Esprit est également de même nature que le Père et le Fils : Il est divin. Il est le lien de la communauté en Dieu même, Principe de son unité. Amour mutuel du Père et du Fils, Il nest pas seulement une Propriété divine, mais Il est vraiment Dieu. Cest ainsi que se trouve confirmée cette très ancienne prière des premiers chrétiens : « Vers le Père par le Fils dans lEsprit ». Nous nous tournons vers la Source de notre vie, par Jésus, que nous suivons, dans lEsprit quil nous donne lors du baptême et qui nous relie à nouveau au Père en tant que ses « enfants » dadoption.
5. Communauté damour
LEsprit sera désormais la « loi intérieure » qui conduit les chrétiens sur le chemin de Dieu. Il faisait vivre Jésus. Il nous fait vivre, nous aussi. Ainsi, tout la création est appelée à entrer dans la communauté de lamour qui est Dieu lui-même. LEsprit est donné aux hommes afin quils soient les instruments libres et créateurs de cette réconciliation universelle de la création avec Dieu et des hommes les uns avec les autres. Mais, à la différence des musulmans, nous croyons que cette unité est communauté, dans une relation damour.
« A notre époque où le genre humain devient de jour en jour plus étroitement uni et où les relations entre les divers peuples augmentent, l'Eglise examine plus attentivement quelles sont ses relations avec les religions non chrétiennes. Dans sa tâche de promouvoir l'unité et la charité entre les hommes, et même entre les peuples, elle examine ici d'abord ce que les hommes ont en commun et qui les pousse à vivre ensemble leur destinée. » (Vatican II, Déclaration sur lEglise et les religions non chrétiennes : « Nostra Aetate », n°1)
6. Unité Trinitaire
LUnité Trinitaire de Dieu est essentielle pour la foi chrétienne. Elle nous fait échapper à la fascination des idoles qui ne sont pas Dieu, car il est un et unique et il nous oriente vers ladoration du Dieu vivant et vrai. Bien plus, la Trinité est la source de lunité du genre humain qui est appelé à entrer dans la communauté divine par lEsprit Saint.
« Si vous m'aimez, vous garderez mes commandements ;et je prierai le Père et il vous donnera un autre Paraclet, pour qu'il soit avec vous à jamais, l'Esprit de Vérité, que le monde ne peut pas recevoir, parce qu'il ne le voit pas ni ne le reconnaît. Vous, vous le connaissez, parce qu'il demeure auprès de vous et qu'il est en vous. Je ne vous laisserai pas orphelins. Je viendrai vers vous. … Ce jour-là, vous reconnaîtrez que je suis en mon Père et vous en moi et moi en vous. …Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole, et mon Père l'aimera et vous viendrons vers lui et nous nous ferons une demeure chez lui.» (Jn 14,15-24)
Par le baptême les chrétiens deviennent dans lEsprit les « membres » du Corps du Christ. Dans ce Corps, il continuent la mission de Jésus : libérer lhomme prisonnier des puissances de la mort. Accueillis dans son « Corps », ils entrent dans la vie éternelle qui consiste en la communauté de vie avec Dieu. Ils reçoivent ce cadeau et ils sefforcent de vivre de ce cadeau qui est Jésus. Il leur faut persévérer dans ladoration du mystère divin et se laisser conduire par lEsprit.
« A Celui dont la puissance agissant en nous est capable de faire bien au-delà, infiniment au-delà de tout ce que nous pouvons demander ou concevoir, à Lui la gloire, dans l'Église et le Christ Jésus, pour tous les âges et tous les siècles ! Amen » (Eph 3,20-22).
7. Naissance de la doctrine de la Trinité divine
Il est important de retracer la naissance du dogme de la Trinité. On peut ainsi faire la distinction entre le contenu et lhabillage culturel du dogme.
1. Jésus appartient au peuple élu dIsraël. Il est entièrement pénétré par lesprit dun monothéisme conséquent (Mc 12,28-34). La Bible parle toujours à nouveau de la jalousie du Dieu un et unique par rapport aux faux dieux. Jésus ne dit pas quil est Dieu. Il sappelle « Fils de Dieu » (Jn 10,36) ou simplement « le Fils » (cf. Mt 11,27). Jésus en réfère précisément à son origine « céleste » quand il reprend à son compte la désignation « Fils de lhomme » de la vision de Daniel (Dan 7). Ce qui est fondamental, cest que Jésus vit dans une relation particulière au Dieu unique, quil ose appeler « Abba » (papa). Les titres « Fils de Dieu » et « Messie » à eux seuls étaient, à lépoque de Jésus, trop vague pour pouvoir transmettre lidentité que se donnait Jésus. Jésus ne parle que rarement du Saint Esprit, uniquement en Mc 3,28-30. Mais il vit intensivement dans la force de lEsprit.
2. Après la passion et la résurrection de Jésus, les apôtres comprennent à lappui dune « puissante » inspiration de lEsprit, la signification de leur expérience de vie avec Jésus. Ainsi ils viennent à leur proclamation que ce Christ (Messie), le vivant, le ressuscité des morts, est identique à Jésus de Nazareth avec qui ils avaient vécu et quils ont vu mourir sur la croix. Ils osent confesser quil est le Sauveur et le Seigneur, et que, dans sa relation à son Père, il est de façon absolument unique Fils de Dieu. A partir de là seulement, les « formulations trinitaires » se font plus fréquentes, le titre « Fils de Dieu » est utilisé, il est question de « lEsprit de Dieu » (en grec, pneuma : souffle divin), dont les apôtres ont ressenti de manière formidable la présence, avant même quils ne lui aient donné un nom précis. On en arrive ainsi à la confession centrale de la foi chrétienne, que Dieu est Père, Fils et Esprit. Cette confession se doit de la réalité du Ressuscité et a ses racines dans la foi des apôtres.
3. Dans le contexte des hérésies christologiques, qui furent plus que nombreuses au troisième et au quatrième siècle, il savéra nécessaire de renforcer la foi en lunicité de Dieu et aussi la foi en la réalité du Père, du Fils et de lEsprit. Un processus continu de maturation amena à la formulation du Quatrième Concile du Latran de 1215. Elle dit que la nature divine est unique, mais quelle consiste en même temps en trois personnes. Elles comprennent le Père comme lorigine sans origine, le Fils qui doit son origine de toute éternité au Père, lEsprit qui procède des deux – alors que tous les trois sont de même substance15.
1. Les chrétiens confessent sans équivoque le Dieu unique. La théologie chrétienne classique a retenu cela ainsi : Dieu agit dans ses relations à la création en étant un et unique.
2. La « Trinité » se rapporte aussi bien à lagir salutaire de Dieu dans lhistoire quà sa vie intérieure et ne diminue en rien son unité. La réalité de Dieu ne peut être comprise seulement par des catégories mathématiques.16 Le même Dieu est Père, le même est Fils et le même est Esprit. En Jésus Christ, Dieu est vraiment devenu homme. Ainsi la passion et la mort ne laisse pas Dieu indifférent. Ces noms divins font partie de lessence même de la foi chrétienne et ils sont une partie de lhéritage qui a été transmis dès le début. Ces concepts ne sont cependant pas à comprendre dans le sens dun engendrement en Dieu – dans le sens humain du mot engendrement -. En rejetant strictement une telle représentation, nous sommes entièrement daccord avec les musulmans17. La réticence des musulmans à utiliser le terme de Père pour désigner Dieu peut aider les chrétiens à rester bien conscients du caractère métaphorique de tout discours sur Dieu. Pour la foi chrétienne également Dieu demeure lIndicible. En dautres termes, les chrétiens utilisent les termes « Père » et « Fils » dans un sens beaucoup plus large que ne le font les musulmans. Le Dieu unique est appelé Père, car il est la Source de tout être ; il est appelé Fils, dans la mesure où, en Jésus, il vit totalement de cette Source ; il est appelé Esprit, dans la mesure où il se communique à sa création.
3. Les termes « nature » et « personne », dans le cas où on cherche leur sens, doivent à chaque fois être expliqué dans leur contexte historique. Il faudrait surtout faire référence, dans ce contexte, sur la différence entre le concept moderne de personne et le concept de personne de la tradition philosophique et théologique classique.
4. Dieu existe en trois manières dêtre distinctes (ahwâl). Cela concerne sa relation à nous aussi bien que les relations intra divines18.
5. Cela a du sens daccueillir des catégories de pensées qui, dans lislam classique, expriment la richesse de Dieu. Il est clair que celles-ci ne limitent en aucune façon cette unité (tauhîd) de Dieu selon la compréhension musulmane. Nous devons ici être attentifs surtout à deux points de vue. Tout dabord, les « personnes » de la Trinité, au sens strict, nappartiennent pas à la même catégorie que les « noms ou attributs divins » (p.ex. le Tout-Puissant ; le Miséricordieux ; lOmniscient…). Les noms et les attributs divins décrivent la « nature » divine, alors que chacune des trois « personnes » possède ces noms divins de manière égale et sans partage. Ils ne peuvent donc pas être utilisés pour distinguer les « personnes » divines. Ensuite, les musulmans demandent pourquoi les chrétiens ne mettent en avant que « trois » noms pour Dieu, alors quil existe encore beaucoup plus de « beaux noms » pour le désigner. Tous ces nombreux « noms » appartiennent tout de même à lêtre divin et ils peuvent donc aussi, dans la compréhension chrétienne, être utilisés à propos de Dieu.
6. Lutilisation de métaphores peut également aider. Une métaphore peut faire comprendre quun seul et même concept exprime plusieurs réalités. Ainsi le feu, qui désigne en même temps la flamme, la chaleur et la lumière. La glace, leau et la vapeur sont les trois apparences dun unique élément.
|