titelbild
us-eng-flag

English

deutsche fahne

Deutsch

Italia02

Italiano

flagge1

Türkçe

Spanien02

Español

russland3
Banner2

Annotations

1 Ibn Sîna (980-1037), Ibn Khaldûn (1332-1406), Muhammad ‘Abduh (1849-1905), Sayyid Ahmad Khân (1817-1898).
2 ‘Abbâs Mahmûd al-‘Aqqâd (1889-1964, auteur de la vie de Jésus : ‘Abqariyyat al-Masîh (1952). Voir Olaf H. Schumann, Der Christus der Muslime. Köln/Wien : Böhlau, 1988, p. 11-131 ; Fathi ‘Uthmân (né en 1928 en Haute Egypte), auteur du livre : Avec le Christ dans les quatre évangiles (Ma‘a al-Masîh fi anâjîl al-arba‘a) (1961). Voir Olaf H. Schumann, op. cit., p. 132-146 ; Khâlid Muhammad Khâlid (né en 1920), auteur du livre : Ma‘an, ‘ala al-tarîq, Muhammad wa-l-Masîh (En route ensemble – Mahomet et le Christ, 1958), voir The Oxford Encyclopedia of the Modern Islamic World, II, 412-413.
3 Mohamad Arkoun (né en 1928 en Algérie), professeur d’histoire des idées et de la culture islamique à l’université de la Sorbonne à Paris ; Nasr Abu Zaid (né en 1943 en Egypte), professeur en science islamique à Leiden.
4 Geist und Leben, 46 (1973), 81-85. Cette citation : p. 82.
5 Un épais bâtiment carré, qui se trouve aujourd’hui au milieu de la grande mosquée de La Mecque. C’est le sanctuaire principal de l’islam.
6 Hidschra = exode du prophète Mahomet de La Mecque à Yathrib (plus tard Médine, c’est à dire appelée « la ville (du Prophète) » en septembre 622.
7 Werner H. Schmidt/Gerhard Delling expliquent ce qui suit sous la rubrique Prophète, dans le Wörterbuch zur Bibel (Dictionnaire de la Bible) (Hamburg : Furche 1971), p. 442 : « Le prophète prédit l’avenir ; il ne part pas du présent pour entrer dans un avenir inconnu, mais, à l’inverse, il anticipe l’événement à venir. Il ne veut pas non plus en premier lieu promulguer de loi, révéler des fautes, critiquer des situations existantes, mais bien annoncer un jugement ou promettre le salut ; le présent doit s’adapter à ce qui viendra. C’est d’abord ce que l’on devine de l’avenir qui amène à l’interprétation de la réalité présente et du cours de l’histoire – et non l’inverse. »
8 GRIC, Ces Ecritures qui nous questionnent : La Bible et la Coran, Paris : Ed. Le Centurion, 1987, 160 pp.
9 Kenneth Cragg, Muhammad and the Christian : a question of Response. London : Darton, Longman and Todd, and New York : Orbis, 1987, 180 pp.
10 Lumen Gentium, 16 – Nostra Aetate, 3.
11 Ce qui est dit ici s’applique au contexte du dialogue entre un chrétien et un musulman qui veulent rester fidèle à leur foi chrétienne ou musulmane. Bien sûr, les chrétiens ont le devoir, tout comme les musulmans à partir de la compréhension correcte du Coran, d’annoncer à tous les hommes leur Bonne Nouvelle respective. Le problème, c’est la façon dont cela devrait se faire. Cette question se situe hors du contexte de l’ensemble des interrogations traitées ici.
12 How to Understand Islam (London : SCM Press, 1989), p. 140-148.
13 Voir surtout les chapitres : « La divinité de Jésus et l’incarnation » ; « Croix, péché, rédemption » ; « Dieu trine ».
14 Le Coran se rattache aux courants chrétiens de l’époque, qui connaissent une trinité de Dieu Père, Dieu Mère et Dieu Fils. « Dans l’évangile de l’enfance arabe Marie est désignée régulièrement comme « Marie, l’élevée, la divine. »  Voir Martin Bauschke, Jesus – Stein des Anstoßes (Jésus – Pierre d’achoppement) (Köln : Böhlau, 2000), p. 155).
15 Les concepts de nature, de substance et particulièrement, de personne, proviennent de la philosophie de l’époque. Ils avaient des sens différents de ceux d’aujourd’hui. Le contenu du dogme ne peut être conservé correctement que si ces concepts sont interprétés selon le contenu métaphysique qu’ils avaient du temps des Conciles. Ainsi, « Personne » s’appelle hypostasis, à savoir : Dieu agit et vit dans des relations. Si, par contre, on prend « personne » dans le sens de la personnalité, à savoir en tant que centre autonome de conscience psychologique, alors on fait dire aux Conciles exactement le contraire de ce qu’ils voulaient dirent. Il s’en suivrait qu’en Dieu il y aurait trois natures distinctes.
16 Si l’on veut prendre les termes arabes, il ne faudrait pas désigner la Trinité avec le nom tathlîth, mais avec l’adjectif thâlûth. Tathlîth comporte l’idée du partage d’une chose en trois, ce qui ne correspond pas à la réalité.
17 Quand on parle ensemble de Jésus Fils de Dieu, il est bon d’utiliser, en tenant compte de la Sourate 112, le terme ibn Allâh, et, en aucun cas, celui de walad Allâh. La langue arabe n’utilise le mot ibn que dans le sens métaphorique, par exemple ibn al-sabîl. Une déclaration du célèbre savant musulman al-Birûnî (973 – environ 1050) est intéressante dans ce contexte :
« L’islam est extrêmement précis dans l’utilisation des concepts de Père et de Fils pour Dieu. Car, en langue arabe, le mot fils (ibn) signifie presque toujours précisément que enfant (walad) signifie dans l’ordre naturel des choses. Il l’utilise dans le contexte de la parenté et de la naissance. Mais on ne peut absolument jamais les utiliser pour Dieu. Dans d’autres langues, on est plus libre. Quand dans ces langues les enfants désignent une personne de père, elles veulent dire presque la même chose que seigneur. Il en est ainsi aussi chez les chrétiens… Avec le concept de fils, ils désignent de manière toute à fait spéciale Jésus, mais ils appliquent ce concept également à d’autres. C’est Jésus qui demande à ses disciples de s’exprimer ainsi dans la prière : « Notre Père, qui es aux cieux ». Lorsque Jésus leur apprend sa mort toute prochaine, il dit qu’il va chez son Père et leur Père. Il emploie souvent le mot Fils pour se désigner lui-même : il est le Fils de l’homme » (al-Birûnî Ta’rîkh al-Hind, Ed. Sachau, London 1919, chap 3; texte anglais: Vol. I, p. 36–39).
18 Cette explication n’a rien à voir avec le modalisme du troisième siècle. Les modalistes érient des « monarchiens ». Ils disaient : il n’y a qu’un Dieu, le Père. Jésus, comme Christ, est identique au Père. Ils disaient, par conséquent : c’est le Père qui s’est fait homme, a souffert et est mort sur la croix (patripassionisme) ; le Fils et l’Esprit ne sont que des « noms » différents. Cette doctrine, qui existait en différentes versions, devient le sabellianisme, d’après Sabellius, qui vécut à la fin du troisième siècle. Finalement, au quatrième siècle, elle prit la forme de l’arianisme, qui prétendait que le Fils n’est rien de plus qu’une créature. Ceci amena une réaction contre le Trinité, afin d’accentuer le monothéisme, qui émane de la philosophie hellénistique (la Stoa et le néoplatonisme). Ce fut le concile de Nicée (324 après J. C.), qui condamna ces hérésies, en affirmant avec force que le Fils et tout entier Dieu, « consubstantiel » au Père, et en même temps vrai homme.
19 Les Wahhabites sont des adeptes de la doctrine de Muhammad Ibn Abd al-Wahhâb (1703–93), qui s’est opposé avec véhémence à toute médiation entre le Créateur et la créature, comme la vénération des saints, les représentations schiites de l’imam, les tendances monistes de la philosophie et de la mystique.
20 Sans autre indication, l’adjectif catholique est employé ici dans l’usage linguistique des Eglises en Allemagne, correspondant au sens de catholique romain, et évangélique, au sens de protestant (luthérien, réformé).
21 Durant la première décennie de l’Eglise, ce furent d’abord les adultes qui étaient accueillis par le baptême dans l’Eglise. Les textes du Nouveau Testament ne mentionnent pas avec certitude le baptême des enfants, mais ils ne l’excluent pas non plus. (cf. LTHK. 3ème éd., Vol. V, 1448). La pratique consistant à baptiser les enfants de parents catholiques au plus jeune âge se justifie par le fait que les parents peuvent éduquer leur enfant dans la foi, afin que, plus tard, il professe lui-même sa foi et s’engage en tant qu’adulte envers l’Eglise. Un certain nombre d’églises ne baptisent que les adultes et sont d’avis que le baptême des enfants va à l’encontre de l’évangile.
22 Confessio Augustana, Nr. 7.
23 Pour la formation, voir note 27.
24 Au niveau des paroisses, il y a le conseil paroissial, au niveau de l’église régionale, le synode régional, et entre le synode le conseil régional, au niveau de l’église du Land, le synode de Land, et entre les synodes il y a le gouvernement de l’église, au niveau de l’ensemble de l’église, il y a le synode de l’Eglise évangélique en Allemagne et entre les synodes, le Conseil de l’Eglise évangélique d’Allemagne.
25 Nr. 21: „in communione hierarchica“, voir aussi Nr. 8 et Nr. 10.
26 Il n’est pas rare que les termes arabes musulmans ma‘sûm et ‘isma soient traduits par « infaillible » et « infaillibilité ». Ils expriment cependant plutôt l’idée de « protéger de », et ils signifient plus précisément « se garder du péché ». Cela peut s’appliquer aux prophètes ou, comme chez les shiites, à un imam. Aussi ce terme est-il normalement compris plutôt dans le sens de « libre de péché » que dans celui d’ « infaillibilité ».
27 Avant d’être envoyé dans une paroisse, il reçoit une formation spirituelle et théologique dans un séminaire. Après son ordination sacerdotale par l’évêque, qui se fait durant un rite d’ordination particulièrement solennel, il est envoyé par le même évêque dans une paroisse déterminée. Fondamentalement, il n’y a pas d’objection à ce qu’un prêtre soit marié. Au Moyen Orient, il y a beaucoup de prêtres qui sont mariés, et la plupart des prêtres orthodoxes sont mariés et ont des enfants. En Occident, dans l’Eglise latine, l’obligation canonique datant du 7ème siècle demande que les prêtres restent célibataires. Mais cette obligation pourrait être changée, car les prêtres ne sont pas de membres d’ordres religieux. Il ne faut pas mettre sur le même pied le prêtre et le religieux, même si beaucoup de religieux sont également prêtres. Le religieux ou la religieuse sont des chrétiens qui ont la vocation de consacrer tout particulièrement leur vie à Dieu. La consécration s’exprime concrètement dans les trois vœux de pauvreté, de chasteté (célibat) et d’obéissance. Les religieux vivent en communauté (couvent) sous l’autorité d’un supérieur. Certains ordres se consacrent avant tout à l’adoration (contemplation). D’autres s’occupent principalement d’enseignement spirituel et/ou de l’éducation des jeunes, d’autres encore assurent une aide médicale ou plus généralement sociale, etc. En ce qui concerne leurs activités au sein d’un diocèse, les religieux relèvent de l’autorité de l’évêque.
Dans l’espace évangélique également les collaborateurs des églises reçoivent une formation théologique ; les pasteurs et pasteures, ainsi que les théologiens pastoraux ont parcouru un cursus universitaire. Le plus souvent, ils reçoivent une ordination avant d’être envoyés dans une paroisse ou pour d’autres missions ecclésiales.
D’autres assistants ecclésiastiques sont, par exemple, diacres, musiciens et musiciennes paroissiales, instituteurs ou institutrices d’écoles maternelles, travailleurs sociaux.
28 Au 4ème siècle, le Concile de Nicée (325), condamna Arius et les Ariens, qui considéraient le Fils de Dieu comme une créature du Père. Aujourd’hui, nous trouvons des représentations ariennes chez les unitariens, qui rejettent la foi en la Trinité.
Au 5ème siècle, le Concile d’Ephèse (431) condamna Nestorius et les Nestoriens, qui défendaient l’idée qu’il existait deux personnes dans le Christ. Un certain nombre de groupes nestoriens ont survécu en Irak et en Iran sous le nom d’Assyriens. La plupart d’entre eux sont cependant entrés dans l’Eglise catholique au cours de l’histoire. On les appelle les Chaldéens.
Egalement au 5ème siècle, le Concile de Chalcédoine (451) condamna Etyches et les Monophysites, qui ne reconnaissaient que la nature divine dans le Christ. Le monophysisme existe dans l’Eglise copte d’Egypte et dans l’Eglise sœur d’Ethiopie, ainsi que chez les Jacobites en Syrie, les « Syriens ». Les chrétiens de Syrie et d’Egypte, qui refusèrent le monophysisme, adoptèrent la définition de la foi du concile de Chalcédoine et restèrent fidèles à l’empereur de Constantinople, furent appelés melchites (dérivé du syriaque malkâyâ, à savoir « les gens de l’empereur »). Aujourd’hui, ce terme est appliqué aux chrétiens de rite byzantin appartenant aux patriarcats d’Antioche, Jérusalem et Alexandrie, qu’il s’agisse d’Orthodoxes ou d’Uniates – à savoir, unis à Rome.
Le 11ème siècle connut un grand schisme entre les Eglises d’Orient, sous l’autorité du patriarche de Constantinople, et les Eglises de l’Occident, dirigées par la pape à Rome. Les Eglises orientales se sont désignées dans la suite comme orthodoxes (la doctrine véritable), les Eglises romaines comme catholiques (universelles).
Au 16ème siècle, vinrent les Eglises de la réforme. Sous l’action de Martin Luther (1483–1546), naquirent les Eglises luthériennes, tandis que l’Eglises calviniste ou réformée remonte à Jean Calvin (1509–64). En Angleterre, Henri VIII instaura en 1531 l’Eglise anglicane.
29 Catholique est ici plus large que catholique romain.     
30 De plus, dans chacune des Eglises orientales, un groupe de croyants s’est à nouveau réuni à l’Eglise catholique (les Uniates). Dès lors, il y a des melchites orthodoxes et catholiques, ainsi que des syriaques orthodoxes et catholiques. Il en va de même pour les coptes, les nestoriens, les arméniens. Par contre, les maronites sont tous catholiques.
31 Quelques-unes des questions mentionnées sous I. ont déjà été discutées au cours de la présentation sous III.
32 Voir note 24.
33 Autour de la « richesse » (en pensant à la valeur des « trésors artistiques » du musée du Vatican) et de la « puissance » du Vatican, de véritables légendes ont vu le jour. Une bonne partie d’entre elles remontent à l’antique puissance politique du pape. Aujourd’hui, l’argent nécessaire à l’administration du Vatican et à l’aide à l’Eglise universelle est récolté presque exclusivement par les dons des croyants du monde entier.
34 Dans les Eglises évangéliques, la Parole de Dieu est considérée comme infaillible. Les décisions des synodes ou des gouvernements d’Eglise se veulent, certes, obligatoires, mais elles sont aussi toujours sujettes à révision.
35 Voir plus haut, p. 73, à propos du système de l’ijmâ‘ et de la question de l’infaillibilité.
36 D’après une tradition (hadis), la circoncision est obligatoire pour les garçon, bienfaisante pour les filles ; selon une autre tradition, il ne faut procéder que partiellement à l’excision du clitoris. Encore aujourd’hui, l’excision est considérée, selon des juristes musulmans, comme en harmonie avec la charia. Cf. les hadîs suivants : Ibn Hanbal Nr.19794; Abu Dawûd Nr. 4587; Ibn Mâdscha Nr. 600; At-Tirmidhî Nr. 101.
L’excision est pratiquée chez les musulmans, mais également chez les non musulmans, particulièrement dans l’espace africain, parce que, selon eux, elle favorise la fécondité. Par contre, dans les milieux non musulmans, parfois aussi chez les musulmans, on rejette la circoncision des jeunes filles. L’excision du clitoris féminin bloque, de manière bien plus fondamentale que la circoncision du prépuce, l’expérience sensible. Cette pratique comporte un risque de santé important en cas de négligence des normes d’hygiène. Même en Allemagne, l’excision des jeunes filles pose un problème supplémentaire. Elle est soumise à poursuites judiciaires.
37 Dans le décret de Vatican II sur l’œcuménisme, au n°6, le principe à nouveau souligné de l’ecclesia semper reformanda (l’Eglise doit continuellement est réformée), est un trait essentiel de l’Eglise dès ses débuts, et il a été l’un des principaux ressorts de la réforme qui a conduit au développement des Eglises évangéliques.
38 Le concept arabe hulûl signifie dans le langage courant : descendre dans les profondeurs, réfléchir ; descendre, faire son entrée ; entrer (dans une période de temps). Dans la mystique islamique, il signifie la lumière qui habite l’âme de l’être humain. Il a aussi été employé aussi par des auteurs chrétiens arabes pour traduire l’incarnation, Dieu se faisant chair en Christ. Le texte du Credo chrétien en langue arabe utilise pour cela le concept de tajassud, littéralement, la prise de corporéité.
39 Voir plus haut, question 3.
40 Voici la formulation de la Fâtiha (Sourate 1) : 1. Au nom de Dieu, le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux. 2. Louange à Dieu, Seigneur de l'univers. 3. Le Tout Miséricordieux, le Très Miséricordieux, 4. Maître du Jour de la rétribution. 5. C'est Toi [Seul] que nous adorons, et c'est Toi [Seul] dont nous implorons secours. 6. Guide-nous dans le droit chemin, 7. le chemin de ceux que Tu as comblés de faveurs, non pas de ceux qui ont encouru Ta colère, ni des égarés. (Traduction de : http://oumma.com/coran/)
41 La peinture des icônes provient de l’art byzantin et est entrée dans la vie des Eglises orthodoxes. Une icône (en grec eikon) signifie une image ou une reproduction. La justification de la représentation imagée se trouvait dans des passages bibliques comme Colossiens 1,15 « Il (le Christ) est l’image du Dieu invisible, le premier-né de toute la création ». Les icônes sont des représentations qui rendent présent le Christ et les saints. Elles sont, de cette façon, des symboles du mystère du Christ. Les peintres, la plupart du temps des moines, écrivent pour ainsi dire l’Evangile avec des couleurs et ils doivent exercer ce ministère saintement. L’iconostase – le mur des images - dans l’espace de l’autel dans les églises orthodoxes offre tout un ensemble d’icônes.
42 Les saints – dans la foi catholique – sont les hommes et les femmes de la foi, qui, dans leur vie, ont vécu de façon exemplaire. Ils représentent un encouragement pour les croyants dans leurs situations de vie particulières. Ainsi, par exemple, le mère de Jésus, qui pleure son Fils, qui assume sa douleur, est une source de consolation pour les femmes dans les épreuves de la vie. De ce point de vue, les catholiques sont habitués à confier aux saints leurs problèmes et leur détresse sous la forme de prières de demandes. Les saints sont également des compagnons fidèles dans la vie, dont la protection rassure, comme par exemple au foyer ou en famille, dans la circulation routière, lors d’un voyage, dans la maladie, et, finalement, au moment de mourir. Ainsi, Saint Joseph est celui qui aide à bien mourir. Les chrétiens évangéliques n’intègrent pas de témoins exemplaires dans leur prière. Par contre, ils se servent de leurs prières écrites.
43 Voir note 40.
44 Pour la récitation en commun de la Fâtiha, cela présuppose que l’on applique aux juifs et aux chrétiens cet écart « de la voie droite » au verset 7.
45 Le Service du Conseil des Eglises Evangéliques en Allemagne : Vivre ensemble avec les musulmans en Allemagne. Organisation de la rencontre chrétienne avec les musulmans, (Handreichung des Rates der Evangelischen Kirche in Deutschland: Zusammenleben mit Muslimen in Deutschland. Gestaltung der christlichen Begegnung mit Muslimen, Gütersloh 2000, p. 1165ss) ne voit aucune possibilité de mettre aussi à la disposition de musulmans des espaces qui sont réservés aux célébrations chrétiennes, rien que déjà à cause de la disposition habituelle de l’espace (la croix, les images). Ceci ne vaut pas de la même façon pour d’autres espaces appartenant à la communauté paroissiale. Des réglementations régionales sont alors manifestement possibles. – En ce qui concerne les églises qui ne sont plus utilisées par les communautés paroissiales, jusque maintenant, aucune église en Allemagne, contrairement à quelques pays européens voisins,  n’a encore été vendue à une association de mosquée pour être transformée en mosquée. Ceci n’est cependant nullement à exclure pour l’avenir.
46 Au 20ème siècle, on trouve des déclarations analogues dans les écrits apologétiques de réformateurs importants comme Muhammad ‘Abduh (égyptien, mort en 1905), Rashîd Ridâ (syrien, mort en 1935) et l’algérien ‘âlim Ibn Badîs (mort en 1940).
47 Voir plus haut : Mahomet – Prophète.
48 Al-Baydâwî (mort vers 1290) est un célèbre commentateur du Coran, souvent cité. Son commentaire est principalement une révision et une synthèse du célèbre commentaire coranique de al-Zamakhschari (mort en 1144).
49 Le plus célèbre des défenseurs d’une telle réforme fut al-Azhar Scheich ’Ali ’Abdurrâziq. Dans son ouvrage publié en 1925, Al-Islâm wa usûl al-hukm („L’islam et les racines du pouvoir“ [trad. française L. Bercher, in Revue des Etudes Islamiques, 1933/III und 1934/II. Le texte de cette traduction, avec un éloge approfondi du savant marocain Abdou Filali Ansari, dans: Ali Abderrâzik, L’Islam et les Fondements du Pouvoir, ed. Abdou Filali Ansari, Paris: Éditions Découverte, 1994]) expliquait que le message du Coran est essentiellement religieux et que l’organisation d’un état musulman n’a pas fait partie de la mission prophétique proprement dite de Mahomet. ’Abdurrâziq fut condamné par ses collègues. Selon eux, la période de Médine, avec son accentuation de la face sociale et politique du message de la révélation représente bien le développement constitutif et l’achèvement de la mission prophétique et de la carrière du Prophète. C’est pourquoi les penseurs musulmans qui sont en faveur d’une séparation de l’état et de la religion sont obligés d’expliquer le Coran d’une façon qui – à tout le moins à un premier niveau – ne correspond pas à la tradition musulmane telle qu’elle s’est généralement articulée à partir de la période de Médine dans la carrière du Prophète. Les partisans de ’Ali ’Abdarrâziq, par contre, essayent de persuader leurs coreligionnaires de ce que l’explication traditionnelle fait fausse route.
50 Il faut mentionner ici tout particulièrement les frères musulmans de Hasan al-Bannâ (1906–1949) et le Jamâ’at-i Islâmî de A. A. Maudûdi (1903–1979).
51 Platon estimait que l’être humain est essentiellement l’âme, enfermée dans le corps, et dont elle s’efforce de se libérer afin de tracer, libre de tout obstacle, sa voie vers Dieu. La conception platonicienne de l’homme a exercé une influence profonde sur la pensée chrétienne jusqu’à aujourd’hui. De nos jours, sous l’influence de l’anthropologie moderne, on peut reconnaître une forte tendance vers un retour à la conception biblique de l’homme.
52 A propos des obligations des chrétiens envers les souverains païens, voir Rom 13,1–7; 1 Tim 2,1–2; Tit 3,1; 1 Pi 2,13–15.
53 Il vaut mieux obéir à Dieu qu’aux hommes (Act 4,19; 5,29; cf. Mt 10,18).
54 Jusqu’il y a peu, et conformément aux déclarations des documents officiels, l’état  chrétien était la situation idéale pour les chrétiens, même lorsque les papes, à commencer par le pape Léon XIII (fin du 19ème siècle), proclamaient la distinction entre l’Eglise et l’état (à l’encontre de l’idée de l’état théocratique) et rappelaient à l’état son devoir de protéger les privilèges de Dieu et de son Eglise. Voir aussi l’encyclique « Immortale Dei » du pape Léon XIII, de 1885, et la constitution dogmatique sur l’Eglise (« Lumen Gentium ») du concile Vatican II, n° 38).
55 C’est particulièrement clair dans la déclaration sur la liberté religieuse « Dignitatis Humanae », dans laquelle on reconnaît que « sans doute un certain nombre de fois dans la vie du peuple de Dieu …, il y eut des comportements qui n’étaient guère compatibles avec l’esprit de l’Evangile, et y étaient même opposés » (N° 12).
56 Cf. « Dignitatis Humanae » (n°4) ; « Gaudium et Spes » n° 76) et le décret sur la mission pastorale des évêques dans l’Eglise « Christus Dominus » (n° 19-20).
57 L’utopie marxiste, par contre, prétend pouvoir réaliser au cours de l’histoire l’entière réconciliation des contradictions.
58 Voir la constitution pastorale de l’Eglise dans le monde d’aujourd’hui « Gaudium et Spes » (n° 43), un texte qui met en valeur la pertinence, mais aussi la transcendance de l’Evangile par rapport à tout programme politique.
59 Le christianisme se voit amené à soumettre une nouvelle fois à examen critique ses sources révélées, et la pensée islamique est aujourd’hui également placée de plus en plus devant le même défi. Cela se passe particulièrement sous la pression des mouvements humanistes et sécularisants qui mettent l’accent sur l’autonomie des structures profanes, et, se basant sur l’expérience de l’histoire, qui a montré comment une collusion étroite avec la politique peut détruire le véritable esprit de la religion. Cela amène un certain nombre de penseurs dans de nombreux pays islamiques à prendre la défense de l’indépendance de l’islam par rapport à l’état, et ailleurs, de l’état par rapport à l’islam. Voir plus haut, note 49.
60 Les textes du concile Vatican II, particulièrement la déclaration sur la liberté religieuse « Dignitatis Humanae » ; « Gaudium et Spes » et l’encyclique « Populorum Progressio » se révèlent utiles.
61 Le concile Vatican II exhorte les chrétiens et les musulmans à le Concile les exhorte « à s'efforcer sincèrement à la compréhension mutuelle, ainsi qu'à protéger et à promouvoir ensemble, pour tous les hommes, la justice sociale, les valeurs morales, la paix et la liberté. » (Déclaration Nostra Aetate sur l’Eglise et les religions non chrétiennes, n° 3).
62 Voir Hans Bauer, Islamische Ethik. Nach den Originalquellen übersetzt und erläutert. Heft II. Von der Ehe (Das 12. Buch von al-Gazâli´s Hauptwerk [Ihyâ ’Ulûm al-dîn]. Halle: Max Niemeyer, 1917. (photomechanischer Nachdruck Hildesheim: Olms Verlag, 1979)
63 Ibidem, p. 38.
64 Avec la « Déclaration sur la liberté religieuse » (Dignitatis Humanae), l’Eglise catholique s’est liée irrévocablement au principe fondamental de la liberté religieuse dans la société.
65 Beaucoup de musulmans sont persuadés que cet évangile « falsifié » a réapparu récemment, grâce à la « découverte » de « l’Evangile de Barnabé ». En fait, il s’agit d’une falsification datant du 16ème siècle, soit par un musulman andalou qui a été converti de force au christianisme, soit par un musulman qui vivait à Venise. (Cf. Christine Schirrmacher, Der Islam, Vol. 2 (Neuhausen/Stuttgart: Hänssler, 1994), p. 268–289.
66 Al-Wâdi al-Muqaddas (La sainte vallée), Le Caire, Dar al-Ma’ârif, 1968. Trad. angl.: The Hallowed Valley. A Muslim Philosophy of Religion. Cairo 1977.
67 Ibid., p. 31.
68 Le Coran parle, lui aussi, de l’amour de Dieu dans des mots qui ont une forte résonance humaine et émotionnelle : mahabba, mawadda, rahma.
69 Ce point a été clairement perçu par le grand savant musulman al-Bîrûnî (973– ca. 1050). Cf. les citations pertinentes dans le chapitre « Dieu, le Trine », p. 60 ss., et dans le chapitre « La divinité de Jésus, p. 23 ss.
70 Voir le chapitre : L’Eglise.
71 Dans une réflexion très fondamentale sur la Sourate 33,72, le célèbre penseur contemporain Muhammad Talbi (né en 1921 à Tunis), explique comment Dieu a apporté la « amâna » (le trésor confié de la foi, y compris la responsabilité du « gouvernement » du monde) aux cieux, à la terre et aux montagnes, mais que ceux-ci la refusèrent, alors que l’homme fut assez simplet pour l’accepter. C’est ainsi que Talbi voit le côté « tragique » de la destinée humaine. (v. Comprendre [Paris], Nr. 98, Nov. 1970).


 

[Home - Avant propos] [La sainte Ecriture] [La divinité de Jésus] [Croix, péché, rédemption] [Mahomet - Prophète ?] [Dieu, Le Trois en Un] [L'Eglise] [La Sainte Eucharistie] [Prière] [Spirituel et temporel] [Le célibat consacré à Dieu] [Pluralisme religieux] [Au cœur du christianisme] [Annotations] [Index Thématique des Q.] [Index des Questions] [Questions & Réponses 1] [Questions & Réponses 2] [Questions & Réponses 3] [Questions & Réponses 4] [Questions & Réponses 5] [Questions & Réponses 6] [Questions & Réponses 7] [Questions & Réponses 8] [Questions & Réponses 9] [Questions & Réponses 10] [Questions & Réponses 11] [Questions & Réponses 12] [Questions & Réponses 13] [Questions & Réponses 14] [Questions & Réponses 15] [Questions & Réponses 16] [Questions & Réponses 17] [Questions & Réponses 18] [Questions & Réponses 19] [Questions & Réponses 20] [Impressum]